« Layer cake » au potimarron

Oui, je sais, encore une recette au potimarron! Mais les recettes sont infinies avec ce légume et encore plus lorsqu’on y ajoute des épices telle que la cannelle ! 🙂

Il y a quelques semaines j’avais fait un pumpkin bread et vous aviez été nombreux à me demander la recette. Je l’ai donc retravaillée mais à l’approche de thanksgiving et de noël j’ai eu envie d’un gâteau un peu plus festif. Je l’ai donc cuit en deux génoises et je l’ai garni d’un glaçage léger à la crème de noix de coco et purée d’amande.

Si vous souhaitez tout de même le faire sous forme de cake, ajouter alors 100 gr d’une mélange de fruits secs et graines (cranberry, noix de pécan, graines de tournesol et de courge par exemple) et prolonger la cuisson de 20 minutes.

Ce gâteau est peu sucré et peu gras mais la purée de potimarron le sucre naturellement et apporte le moelleux nécessaire.

Quantités pour un moule de 18 cm – temps de préparation : 30 min, temps de cuisson : 25 minutes

Ingrédients :

Pour deux génoises

  • 250 gr de chaire de potimarron cuite
  • 1 petite banane bien mûre (70 gr poids net)
  • 120 gr de farine de pois chiches
  • 70 gr de farine de riz complet
  • 40 gr de fécule de maïs
  • 50 gr de poudre d’amandes
  • 60 gr de sucre complet (rapadura, muscovado etc)
  • 60 gr d’huile (pépins de raisin pour moi)
  • 110 gr de lait de soja
  • 7 gr de levure chimique
  • 2 gr de bicarbonate de soude
  • 6 gr de cannelle en poudre
  • 4 gr de mélange 4 épices
  • 1 cc d’extrait de vanille

Pour le glaçage

  • 100 gr de crème de coco (la partie solide de la boîte)
  • 80 gr de purée d’amande blanche
  • 15 gr d’huile de coco fondue
  • 20 gr de sirop d’érable (ou d’agave)
  • 1 pointe de couteau de graines de vanille

Pour décorer

  • 4/5 noix hachées
  • quelques baies de goji

Étapes de la recette :

Au préalable (minimum 24h), placer la boite de coco au réfrigérateur (afin de séparer la crème de l’eau de coco).

Le jour J, écraser (ou mixer) la chaire de potimarron et la banane afin d’obtenir une purée bien lisse.

Dans un bol, déposer la farine de pois chiches et de riz complet, la fécule, la poudre d’amandes, le sucre, les épices, la levure et le bicarbonate. Mélanger tous les ingrédients puis ajouter la purée de potimarron/banane.

Ajouter ensuite l’huile puis le lait de soja et mélanger de nouveau. Ajouter enfin le vinaigre de cidre et mélanger une dernière fois la préparation.

Diviser la pâte en deux et verser la première moitié dans un moule chemisé. Faire cuire au four 20 à 25 minutes à 160 degrés. Démouler délicatement la première génoise puis verser la seconde partie et répéter l’opération (évidemment, si vous avez deux moules de la même taille, vous pouvez tout cuire en même temps).

La cuisson à basse température (à chaleur tournante) va permettre d’obtenir deux gâteaux bien lisse sur le dessus (sans bosse ni craquelure).

Pendant que les gâteaux cuisent, préparer le glaçage : prélever la crème (la partie solide) de la boîte de lait de coco et ne garder que 100 gr. Dans un bol, fouetter la crème de coco avec la purée d’amandes, le sirop d’érable, la vanille et l’huile de coco fondue. Placer le glaçage au frais pendant au moins une heure avant de l’utiliser. Si, comme moi, vous n’êtes pas assez patient, il coulera un peu du gâteau!

Lorsque les deux gâteaux sont bien refroidis, étaler 1/3 du glaçage sur un disque (jusqu’à 1 cm du bord), déposer le second disque puis verser le reste de la crème. Ajouter enfin quelques noix hachées pour décorer et des baies de goji par exemple. Placer le gâteau au moins 15/20 minutes au frais avant de le servir afin de figer de nouveau le glaçage.

 

 

 

 

Gnocchis au potimarron et patate douce, sauce au curry thaï

Je n’avais pas vraiment prévu de publier cette recette mais ce plat a suscité pas mal d’intérêt sur Instagram alors j’ai changé d’avis! Du coup je n’avais pas pris beaucoup de photos alors d’avance excusez-moi si l’article en manque un peu 😀

Les gnocchis, c’est un peu le plat dans lequel on a peur de se lancer car le façonnage est un assez fastidieux. Et pour peur que la pâte soit en peu collante, c’est la galère lors de la cuisson … Pourtant, le mélange est très simple et ne requiert pas de matériel particulier si ce n’est un bon écrase purée ! Et, surtout, c’est bien meilleur que ceux qu’on achète en supermarché, souvent trop caoutchouteux!

Ma version est évidement vegan et sans gluten et, pour cela il n’est pas nécessaire de remplacer l’œuf par un quelconque ingrédient. L’ajout de fécule et l’amidon de la patate douce suffisent à apporter du liant.

Pour rester dans les produits de saison, j’ai décidé d’utiliser un mélange de potimarron et de patate douce. Les deux ont une saveur assez sucrée et donnent aux gnocchis une jolie couleur orangée. En mettant au moins 50% de pomme de terre dans les gnocchis, on apporte suffisamment d’amidon pour lier la pâte d’une part, et, d’autre part, il n’est pas nécessaire d’ajouter trop de farine car la purée ne sera pas trop aqueuse.

Enfin, j’ai servi les gnocchis avec une sauce au curry thaï à base de lait de coco pour un résultat bien crémeux et gourmand.

Quantités pour 3/4 personnes (selon votre appétit) – temps de préparation : 45 minutes (vous pouvez préparer la pâte la veille)

Ingrédients :

Pour les gnocchis

  • 1 patate douce de 350 gr environ (poids net avant épluchage)
  • 300 gr de chaire de potimarron cuite (soit un petit potimarron, et s’il vous reste de la chaire, pas de panique, vous pouvez l’utiliser pour ma recette de granola )
  • 120 gr de fécule de mais
  • 120 gr de farine de riz complet + 1 ou 2 cs pour le plan de travail
  • 4 pincées de sel

Pour la sauce

  • 1 cs d’huile de coco
  • 1 petite gousse d’ail
  • un morceau de gingembre d’environ 1 cm
  • 4 /5 feuille de curry séchées* (facultatif, voir notes)
  • 1 cs de pâte de curry rouge
  • 1 cc de curcuma en poudre
  • 1 boîte de 400 ml de lait de coco
  • 2 branches de coriandre pour servir

Notes :

*je trouve les feuilles de curry séchées en épicerie fine. Elle ne sont pas indispensables mais elles permettent de parfumer davantage la sauce en les faisant « frire » dans l’huile (qui prend ainsi le goût des feuilles avant d’y faire revenir le reste des ingrédients)

Étapes de la recette :

Si votre potimarron n’est pas cuit, mettez le directement au four (entier) pendant 45 à 60 minutes à 190 degrés, jusqu’à ce que vous puissiez y planter un couteau très facilement. Après cuisson, couper le en deux, retirer les graines, et récupérer la chaire (sans la peau) afin d’avoir 300 gr.

Pendant ce temps, porter une casserole d’eau à ébullition, éplucher la patate douce et détailler la en gros cubes. Faire cuire 20 minutes puis égoutter et écraser la patate douce dans un saladier avec le potimarron (ou directement au mixeur, avec une lame en S).

Lorsque votre écrasé est bien lisse (et froid, sinon attention les mains!), ajouter la farine de riz et la fécule ainsi que le sel. Mélanger bien le tout pour former une boule puis déposer la sur votre plan de travail légèrement fariné. Couper la en 4 et rouler chaque quart afin de faire un « boudin » d’environ 2/3 cm de large, puis détailler en tronçons de 1 cm.

Et c’est là que ça devient un peu plus fastidieux : prenez chaque gnocchis et arrondissez légèrement les angles en le roulant un peu, puis passez les sur le dos d’une fourchette pour former les petits sillons. Cette étape n’est pas obligatoire mais cela permettra d’accrocher un peu la sauce.

Une fois tous vos gnocchis façonnés, porter une grande casserole d’eau salée à ébullition (avec une cuillère à soupe d’huile) et faire chauffer une poêle avec l’huile de coco. Ajouter les feuilles de curry et les faire frire une minute avant de les retirer (je les ai gardées pour la décoration ensuite). Ajouter ensuite le gingembre râpé et la gousse d’ail écrasée ainsi que la pâte de curry et le curcuma. Laisser revenir une ou deux minutes (cela permet de mieux développer les arômes des épices) puis baisser le feu et ajouter le lait de coco. Bien mélanger et patienter 5 minutes le temps que la sauce réduise un peu et s’épaississe.

Lorsque l’eau boue, ajouter les gnocchis (je l’ai fait en deux fois) et lorsqu’il remontent à la surface (moins de 2 minutes) c’est signe qu’ils sont cuits! Retirer les alors de l’eau avec un écumoire et déposer les dans une passoire pour retirer l’excédent d’eau.

Ajouter les enfin dans la sauce pour les réchauffer si besoin et servir sans attendre avec un peu de coriandre fraîche ciselée.

 

 

 

 

Soupe miso et tofu « laqué »

S’il y a bien un aliment qui rebute souvent les omnivores, c’est le tofu. Il faut dire que ce dernier n’est pas très alléchant dans son sachet sous vide : il n’a quasiment aucune odeur et très peu de goût, et sa couleur blanche ne promet rien de bon!

Moi même, j’ai commencé à cuisiner le tofu assez tardivement et c’est vrai qu’il reste un aliment que j’utilise peu (hormis le tofu soyeux qui fait des merveilles en pâtisserie et que j’adore sous forme d’omelette, sans œuf, évidemment). Pourtant, c’est une base que l’on peut accommoder à l’infini et qui prend le goût de n’importe quelle marinade.

Et c’est là où nous sommes encore un peu en « retard » en France car nous ne le cuisinons pas vraiment : le tofu doit être mariné et, surtout, il faut prendre le temps de le débarrasser de son excédent d’eau! Cette étape est importante car elle permet de rendre le tofu un peu plus sec et de le griller ensuite à la poêle. Et c’est bien la seule façon de me faire manger du tofu 😀

J’ai donc choisi de le cuisiner ici de manière très classique, avec une marinade à base de tamari et de gingembre, accompagné d’une soupe miso. On obtient ainsi un plat complet et équilibré, parfait pour ce début d’hiver.

Quantités pour 4 personnes – temps de préparation : 30 minutes

Ingrédients :

Pour la soupe miso

  • 2 blancs de poireaux
  • 3 carottes
  • 25 gr de champignons shiitakes séchés (ou 200 gr de frais, ou même des champignons de Paris)
  • 2 cs d’huile neutre
  • 1 cs bombée de miso de riz brun
  • 1 cc de bouillon en poudre (ou 1/2 cube)*
  • 1 litre d’eau
  • 200 gr de nouilles de riz

Pour le tofu

  • 250 gr de tofu*
  • 4 cs de tamari
  • 2 cs de sirop d’agave
  • 2 cc de gingembre en poudre
  • 2 cc de vinaigre de riz
  • 2 cc d’huile de sésame
  • 3 à 4 cs de fécule de maïs
  • 1 cs d’huile pour la cuisson
  • 2 cc de sésame blond (toasté de préférence)

Notes:

*on utilise traditionnelement du dashi dans la soupe miso mais celui-ci contient de la bonite (un poisson). La soupe miso n’est donc ni vegan ni végétartienne (faîtes donc attention dans les restaurants japonais!). Je remplace ici le dashi par du bouillon de légumes. Je privilégie le bouillon en poudre car celui-ci est exempt d’additififs et surtout d’huile de palme (ce qui n’est pas toujours le cas des bouillons en cube)

*pour le tofu, je vous conseille celui de la marque Soy (moins « humide » que celui de la marque Tossalia). Et, si vous en trouvez, vous pouvez prendre le « tofu à la japonaise » pour cette recette (il contient déjà un peu de tamari, ce qui renforcera le goût de la marinade)

Étapes de la recette :

Commencer par « essorer » le tofu. Pour cela, il suffit de le placer dans un torchon propre et de poser un poids dessus (j’utilise souvent mon bocal d’huile de coco) pendant environ 10/15 minutes afin de retirer un maximum d’eau.

Préparer ensuite la marinade en mélangeant tous les ingrédients dans un bol. Retirer le tofu du torchon et couper le en gros dés : je le coupe une première fois dans son épaisseur (pour ne pas avoir des cubes trop épais), puis je le détailles en bandes d’environ 1 cm que je recoupe en dés.

Mélanger les cubes de tofu à la marinade et laisser reposer au réfrigérateur le temps de préparer la soupe.

Porter une casserole d’eau à ébullition afin de cuire les nouilles de riz (selon les instructions de votre paquet). Égoutter les nouilles et les passez sous l’eau froide afin de stopper la cuisson et d’éviter qu’elles ne collent. Réserver.

Pour la soupe miso, faire chauffer 2 cs d’huile dans une casserole et couper les légumes : les carottes en petits dés, les poireaux en rondelles et les champignons en lamelles (si vous utilisez des champignons séchés, il faudra au préalable les faire tremper 15 minutes dans de l’eau chaude puis les rincer). Ajouter les légumes dans la casserole et faire revenir pendant 15 minutes à feu moyen tout en remuant régulièrement.

Ajouter ensuite 1 litre d’eau, le bouillon et la cuillère à soupe de miso (ou plus selon votre goût). Laisser cuire à feu doux le temps de préparer le tofu.

Faire chauffer 1 cs d’huile dans une poêle. Débarrasser le tofu de sa marinade (attention de bien la garder!) et mélanger le avec 3 à 4 cs de fécule (les dés de tofu doivent être tous légèrement enrobés de fécule). Je fais généralement cette étape dans une passoire afin de retirer l’excédent de fécule plus facilement.

Ajouter les dés de tofu dans la poêle et laisser revenir environ 6/7 minutes le temps que toutes les faces soient dorées. Ajouter ensuite la marinade : le tofu va alors absorber toute la sauce et prendre un aspect « laqué ». Dès qu’il n’y a plus de sauce, retirer le tofu du feu, ajouter le sésame et remuer.

Pour finir, mettre les nouilles de riz à réchauffer dans la soupe miso quelques instants. Servir dans 4 bols avec un peu de tofu sur le dessus.

Vous pouvez également parsemer d’un peu de cébette ciselée et/ou de coriandre.

 

 

Pumpkin spice granola

Encore du potimarron, mais cette fois en version sucrée! Il s’agit d’une adaptation de ma recette préférée de granola que j’avais postée sur instagram et dans laquelle je remplace la banane écrasée par de la purée de potimarron. Et, avec l’arrivée de l’automne, quoi de mieux que d’y ajouter un mélange d’épices façon « pumpkin spice », du sirop d’érable et des cranberries.

J’adore cette recette car elle permet d’obtenir un granola bien croustillant sans mettre trop d’huile ni de sirop. C’est également une base que vous pouvez décliner selon votre envie et varier les épices ou pourquoi pas y ajouter quelques pépites de chocolat.

Avant d’en venir à la recette, je voulais juste faire une petite précision sur le « pumpkin spice ». Il s’agit d’un mélange d’épices traditionnellement utilisé aux Etats-Unis (dans de nombreux plats et desserts de Thanksgiving) et qui se compose de cannelle, gingembre, noix de muscade, clous de girofle et, selon les versions, d’un peu de poivre de Jamaïque. C’est donc finalement une version très similaire à notre « 4 épices » national. Le fameux mélange que l’on retrouve dans le pain d’épices! Et c’est ce que j’ai utilisé ici avec une petite cuillère de cannelle en plus (car le « pumkin spice » est peut être un peu moins corsé que notre 4 épices).

Quantités pour un petit bocal (soit environ 5 portions) – temps de préparation : 10 minutes – temps de cuisson : 40 minutes

Ingrédients :

  • 250 gr de gros flocons d’avoine*
  • 130 gr de purée de potimarron maison*
  • 30 gr de sirop d’érable
  • 20 gr de sucre complet (type muscovado ou rapadura)
  • 20 gr de graines de lin moulues
  • 30 gr d’huile de coco (désodorisée)
  • 40 gr de noix de pécan
  • 20 gr de graines de courge
  • 1 cc rase de cannelle en poudre
  • 1/2 cc de 4 épices
  • 50 gr de cranberrys

Notes :

*j’ai juste mixé la chaire du potimarron avec 2 cs d’eau afin d’obtenir une purée bien lisse

*la taille des flocons d’avoine a son importance dans la réussite de la recette. Avec des petits flocons, je trouve que le granola n’est pas aussi croustillant

Étapes de la recette :

Dans un bol, mélanger la purée de potimarron avec les flocons d’avoine, le sucre, le sirop d’érable, les graines de lin moulues, les noix de pécan grossièrement hachées, les graines de courge, l’huile de coco fondue et les épices.

Étaler le mélange sur une plaque et bien tasser avec les mains.

Faire cuire 25 minutes à 170 degrés puis « casser » le granola à l’aide d’une fourchette et retourner le afin de cuire le dessous des flocons.

Prolonger la cuisson environ 10/15 minutes. Le granola doit être bien sec et légèrement doré.

Laisser refroidir à température ambiante puis ajouter les cranberrys et conserver dans un bocal hermétique (jusqu’à deux semaines).

Pancakes salés au potimarron, crème de tahin et zaatar

Les premiers jours d’automne sont à peine arrivés que je n’ai pu m’empêcher de commencer à cuisiner le potimaron! Cela reste mon légumé préféré, toute saison confondue, tant il peut être cuisiné de différentes manières : rôtis, en soupe ou même dans les desserts, sa saveur douce et sucrée est parfaite !

J’ai eu l’idée de cette recette en regardant les photos de My new roots (ici) et plus particulièrement de celle d’une socca recouverte de pois chiches et potimarron rôti. D’une façon générale, j’ai toujours aimé ce genre de plat gourmand ou une crêpe sert presque d’assiette. A la place de la socca, j’ai eu envie de réaliser un pancake bien gonflé, plus gourmand, mais je n’avais plus de farine de pois chiches ! Et je me suis rappelée que certaines personnes n’aimaient pas la farine de pois chiches (par goût ou par souci digestif). C’est ainsi que j’en suis venue à vouloir faire un pancake salé sans farine de pois chiches 😀

Et c’est sans doute les meilleurs pancakes vegan et sans gluten que j’ai fait jusqu’à présents! Ils se tiennent parfaitement bien (aucun souci pour les retourner), sont bien épais et aérés à la fois (un peu comme un crumpet), et le goût est suffisamment neutre pour qu’ils servent de base pour n’importe quel plat! N’hésitez pas à garder cette base de pancakes pour une version sucrée!

Pour en revenir à la recette d’aujourd’hui, j’ai gardé l’idée du potimarron mais il me fallait une sauce crémeuse pour lier le tout : j’ai donc ajouté un yaourt de soja mélangé à du tahin. Et j’ai parsemé le tout de zaatar.

Voilà, finalement, la photo de départ m’a inspiré une présentation, à partir de laquelle j’ai créé une recette bien différente, selon mes goûts et ce que j’avais dans mon frigo!

Pour finir, les quantités sont pour 2 ou 4 personnes, selon que vous souhaitiez en faire une entrée ou un plat complet.

Quantités pour 4 entrées ou 2 plats – temps de préparation : 20 min – temps de cuisson : 5 min et 45/50 min pour le potimarron

Ingrédients :

Pour la pâte à pancakes

  • 40 gr de farine de maïs
  • 20 gr de farine de riz complet
  • 20 gr de fécule de maïs
  • 60 gr de tofu soyeux
  • 15 gr d’huile d’olive
  • 80 gr de lait de soja
  • 5 gr d’un mélange levure/bicarbonate
  • quelques gouttes de vinaigre de cidre (environ 3 gr)
  • sel, poivre

Pour servir

  • 1 petit potimarron (environ 600/700 gr)
  • 1/4 d’oignon rouge
  • 150 gr de yaourt de soja nature
  • 1 cs bombée de tahin
  • quelques branches de persil
  • du fromage « prairie » de Jay & Joy*
  • sel, poivre
  • une cuillère à soupe de zaatar*
  • huile d’olive pour la cuisson

Notes :

*ou quelques dés de tofu lactofermenté ou de fromage de votre choix

*le zaatar est un mélange d’épices torréfiées (du Liban) réalisé à partir de thym, d’origan, de sumac et de sésame. Vous le réaliser vous même ou acheter un mélange en épicerie.

Étapes de la recette :

Commencer par cuire le potimarron au four. Pour cela, vous avez deux options : la plus simple et la plus rapide consiste à le cuire tel quel pendant environ 50 minutes à 190 degrés (on évite la corvée de la découpe); ou vous pouvez le découper en tranches, les badigeonner d’un peu d’huile et de sel et les cuire plus ou moins 20 minutes.

Pendant ce temps, préparer la pâte à pancakes : ajouter les farines, la fécule, le sel, le poivre et la levure dans un bol. Mixer le tofu soyeux puis ajouter le au mélange sec. Ajouter ensuite le lait de soja puis l’huile et mélanger. Ajouter enfin les quelques gouttes de vinaigre de cidre (pour faire « mousser » la pâte) et mélanger une dernière fois.

Préparer la sauce au yaourt en mélangeant simplement le tahin, le yaourt de soja, une pincée de sel et de poivre, et réserver. Émincer finement l’oignon, hâcher le persil et détailler le potimarron en dés.

Faire chauffer une poêle à feu moyen avec un peu d’huile d’olive. Verser un peu de pâte à pancakes (diamètre d’environ 10 cm pour pouvoir en faire 4). Faire cuire 3 minutes puis retourner et prolonger la cuisson d’une minute.

Servir les pancakes avec une cuillère à soupe de yaourt au tahin, le potimarron, un peu d’oignons et de persil, quelques dés de fromage et un peu de dukkah.

 

 

 

 

Brioches suédoises à la cannelle

En règle générale, je n’ai aucune patience pour la boulange! Pourtant, j’avais envie depuis longtemps de refaire des cinnamon rolls, ces fameuses petites brioches roulées parfumées à la cannelle et très sucrées que l’on trouve partout aux Etat-Unis.

C’est l’idée que j’en avait gardé dans leur version non végane : une brioche très sucrée avec un glaçage à base de cream cheese un peu écœurant. Très loin de ce que je voulais refaire!

J’ai donc fait deux essais avant la version que je vous présente ici, avec différentes margarines ou huile, avec ou sans glaçage, et avec ou sans compote de pommes. Finalement je trouve que la compote de pomme ajoute un peu plus de liant et je préfère ces brioches avec un léger sirop qui va leur donner une couleur brillante plutôt qu’avec un glaçage un peu trop lourd.

De plus, je me suis amusée à leur donner la forme des « kanelbullar », la version que l’on trouve en Suède, avec une pâte torsadée et non roulée. Cette méthode peut paraître compliquée mais elle est très simple et bien plus jolie! Et je trouve qu’elle change un peu la texture de la brioche à la cuisson, moelleuse au centre mais plus ferme sur le dessus.

Enfin, je suis restée sur une farine avec gluten (l’épeautre) pour cette recette car je suis encore assez déçue des brioches sans gluten, trop sèche et cassante, ce sera le challenge suivant ! 😉

Quantités pour environ 9 brioches – temps de préparation : 30 min + 2h de levée + 15 min de cuisson

Ingrédients :

Pâte à brioche

  • 350 gr de farine d’épeautre blanche (T70) + 4 cs pour le plan de travail
  • 20 + 10 gr de sucre blond
  • 40 gr de compote de pommes sans sucre ajouté
  • 60 gr de margarine *
  • 50 gr d’eau
  • 80 gr de lait de soja
  • 1 cc de levure sèche de boulanger
  • 1 cc d’extrait de vanille
  • 2 pincées de sel

Pour la garniture

  • 60 gr de sucre complet*
  • 40 gr de margarine à température ambiante (souple)
  • 1 cs de cannelle en poudre
  • 1/2 cc de 4 épices
  • 2 cs de noix de pécan

Pour le sirop

  • 3 cs de lait de soja
  • 10 gr de margarine
  • 10 gr de sucre complet

Notes :

* j’ai essayé avec de la vita coco et la saint hubert (toutes les deux sans huile de palme) et les deux fonctionnent très bien !

*je vous conseille d’utiliser un sucre assez typé comme le rapadura ou le muscovado qui ont une saveur caramélisée qui se marie parfaitement avec la cannelle

Étapes de la recette :

1.Préparer la pâte à brioche

Commencer par tiédir l’eau (à peine, on doit pouvoir y plonger le petit doigt) et ajouter la levure. Mélanger puis ajouter les 10 gr de sucre et mélanger de nouveau. Laisser poser 15 minutes : la préparation va créer une mousse assez épaisse à la surface, c’est signe que votre levure a bien été activée.

Notes : cette étape a tout changé dans mon approche de la boulange ! J’avais souvent des difficultés à activer ma levure et mes pâtes ne levaient pas assez. Ici, le sucre va nourrir la levure et cela facilite les étapes suivantes.

Dans un bol, ajouter la farine, le sucre, le sel et la vanille.

Faire fondre la margarine dans le lait de soja puis ajouter cette préparation, et le mélange eau/levure à la farine et remuer avec un cuillère en bois. Ajouter ensuite la compote de pommes. Lorsque la pâte devient difficile à travailler, débarrasser là sur un plan de travail fariné. Pétrir environ une ou deux minutes, le temps d’obtenir une boule pas trop collante.

Étaler un peu de margarine dans le fond d’un cul de poule puis déposer la boule de pâte. Recouvrir d’un torchon humide et laisser lever (dans un four éteint si besoin) pendant 1 heure.

2. Façonner les brioches

Après une heure, la pâte doit avoir doubler de volume.  Déposer la sur un plan de travail généreusement fariné. Dégazer-la (on la pétrie quelques secondes pour lui chasser l’air) et étaler la en forme de rectangle d’environ 30*40 cm sur une épaisseur de 3/4 mm (pas trop finement car sinon elle sera trop souple).

Notes : pour éviter que la pâte ne colle au plan de travail, je commence par donner quelques coups de rouleau puis je retourne la pâte et farine de nouveau et je répète l’opération une ou deux fois pour que toute la pâte soit farinée et soit facile à façonner par la suite.

Dans un bol, mélanger la margarine, le sucre et les épices à l’aide d’une spatule afin d’obtenir une pâte homogène. Étaler la sur toute la surface du rectangle.

Il faut alors plier la pâte en trois, dans le sens de la longueur : on rabat la partie de gauche au deux tiers, qu’on recouvre ensuite de la partie de droite.

Découper ensuite les extrémités des parties extérieures (là où la garniture est visible) pour avoir un rectangle bien net. Puis découper 8 ou 9 lanières (de 2,5 / 3 cm chacune) toujours dans le même sens.

Prendre une extrémité de chaque bande dans chaque main et la rouler sur elle-même pour créer une torsade. Il suffit ensuite de l’enrouler sur elle même (comme pour créer un noeud) atour de votre doigt.

J’ai oublié de prendre des photos au moment du façonnage alors je me permets de vous mettre celles du blog « aux délices du palais » ci-dessous pour que les explications soient plus claires :

Déposer chaque brioche sur une plaque de papier sulfurisé puis les recouvrir d’un torchon et laisser lever de nouveau 1 heure.

3. Cuisson et sirop

Au terme de la levée, les brioches auront de nouveau doublées de volume. Ajouter alors les noix de pécan grossièrement hachées.

 

 

 

 

 

Faire cuire les brioches 15 à 17 minutes au four à 180 degrés jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées.

Préparer le sirop : faire fondre la margarine, le sucre et le lait de soja dans une petite casserole à feu doux, juste le temps que le sucre fonde (on ne cherche pas à faire de caramel).

Badigeonner chaque brioche de cette préparation à l’aide d’un pinceau pour lui donner plus de brillance.

 

 

 

 

 

Il ne reste plus qu’à les parsemer d’un peu de sucre glace et déguster-les vite avant qu’un lapin curieux ne s’en charge ! 🙂

 

Aubergines rôties au miso et nouilles Soba

Je vous retrouve aujourd’hui pour une nouvelle recette salée d’inspiration japonaise. C’est une cuisine qu’on connait finalement assez peu et qu’on a tendance à réduire aux suhis, gyoza et autres brochettes grillées. A première vue, pas évident pour les végétariens/véganes!

Pourtant, la cuisine japonaise regorge de condiments tous plus savoureux les uns que les autres (et parfois très épicés) comme le gingembre, le wasabi, le tamari ou encore le miso. C’est ce dernier que j’ai choisi d’utiliser afin de revisiter un plat typique, le « nasu denkaku ». Ce sont des aubergines japonaises rôties au four puis nappées d’une sauce épaisse à base de miso.

Le miso est une pâte  fermentée à base de soja, de riz ou d’orge, de sel et de ferments. Il est principalement utilisé dans la fameuse soupe miso (pour parfumer le bouillon) mais aussi dans de nombreuses salades ou pour relever des marinades. Il existe également différentes sortes de miso (selon la céréale utilisée) qui ont tous une saveur et une couleur différente. Vous trouverez facilement deux sortes de miso de riz en magasin bio : le miso blanc et le miso brun. J’utilise le premier pour les fromages de cajou ou les sauces car je trouve qu’il donne un petit goût fromager (sans doute à cause de la fermentation). Il est moins salé et peut également s’employer dans des recettes sucrées (!). Pour la recette qui suit, nous allons donc utiliser le miso brun.

Quantités pour 4 personnes – temps de préparation : 15 min – temps de cuisson : 30 min

Ingrédients :

Pour les aubergines

  • 3 belles aubergines (environ 800 gr)
  • 3 cs de miso brun
  • 2 cs de tamari
  • 2 cs de sirop d’agave
  • 2 cc d’huile de sésame
  • 2 cs d’huile neutre (type colza)
  • 2 cc de vinaigre de riz
  • un petit morceau de gingembre râpé (environ 3 cm)
  • 2 cs de sésame blond

Pour les nouilles soba

  • 300 gr de nouilles soba*
  • 2 cs de purée de cajou ou d’amande blanche
  • environ 5 cs d’eau
  • 2 cc d’huile de sésame
  • 2 cc de tamari

Pour servir

  • 200 gr de tofu lactofermenté au tamari (ou nature, à défaut)
  • 2 oignons verts ou ciboule
  • quelques pincées de piment séché en poudre

Notes :

*veiller à prendre des nouilles 100% sarrasin (ou même de riz) si vous êtes intolérants au gluten

Étapes de la recette :

Commencer par laver et détailler les aubergines en gros dés d’environ 2*2 cm.

Dans un bol, mélanger tous les ingrédients de la sauce (miso, tamari, sirop d’agave, huile et huile de sésame, gingembre et vinaigre de riz) et ajouter les aubergines. Mélanger bien le tout afin que les légumes soient bien imprégnés de la sauce.

Disposer les légumes sur une plaque et les faire rôtir au four 20 à 30 minutes à 200 degrés puis, 5 minutes avant la fin, ajouter les graines de sésame et continuer la cuisson au four (le temps de saisir les graines).

Pendant ce temps, porter une casserole d’eau à ébullition et préparer la sauce des nouilles : mélanger la purée d’oléagineux, l’huile, le tamari et l’eau (jusqu’à obtenir une sauce bien lisse et pas trop épaisse).

Pour la cuisson des nouilles, je vous conseille de les faire cuire 1 minutes de moins que sur les indications du paquet (les nouilles soba sont souvent trop cuites et collantes) et de goûter si besoin avant de les égoutter. Passer les de suite sous l’eau froide afin d’arrêter la cuisson (nb : si les nouilles attachent, repasser les brièvement sous l’eau froide).

Détailler les oignons en fines lamelles et émietter le tofu.

Verser la sauce sur les nouilles et répartir sans attendre dans 4 bols. Ajouter par dessus les aubergines, le tofu et un peu d’oignons. Vous pouvez également ajouter un peu de piment séché en poudre (selon votre goût).