Patates douces rôties, sauce cacahuète coco, brocolis et champignons

Je n’avais pas posté de recette salée depuis un moment et il faut dire que cette période de la saison n’aide pas! Je crois que le mois de janvier est un des plus pauvres au niveau des variétés de légumes!

Pour autant, j’adore respecter les saisons car, au delà de l’écologie, c’est un bon moyen pour essayer de nouvelles associations et assaisonner les légumes de différentes façons.

Je vous propose donc aujourd’hui une recette toute simple autour de la patate douce longuement rôtie au four afin d’obtenir un résultat bien sucré. Je l’ai accompagnée de brocolis et de champignons sautés au tamari ainsi que d’une sauce bien crémeuse à la purée de cacahuètes et lait de coco.

C’est une recette assez rapide à faire car, pendant que les patates douces cuisent, vous pouvez poêler les brocolis et les champignons et préparer la sauce. Je préfère cette méthode de cuisson pour les brocolis (plutôt que le four) car ils restent ainsi bien croquants.

Quantités pour 2 personnes – temps de préparation : 10/15 minutes – temps de cuisson : environ 40 minutes

Ingrédients :

  • 600 gr de patate douce
  • 200 gr de fleurettes de brocolis
  • 150 gr de champignons de Paris
  • 1 cs d’huile pour la cuisson
  • 10 gr de tamari
  • 1 cc de graines de sésame
  • sel, poivre (selon votre goût)

Pour la sauce :

  • 25 gr de purée de cacahuètes
  • 10 gr de tamari
  • 10 gr d’agave
  • 30 à 40 gr de lait de coco
  • 2 à 3 pincées de piment de cayenne (selon votre goût)

Pour servir : quelques cacahuètes concassées, sésame, piment

Étapes de la recette :

Laver et couper les patates douces en deux dans le sens de la longueur. Ajouter une pincée de sel sur chaque moitié et déposer les côté chaire sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Faire cuire 35 à 45 minutes au four chaleur tournante à 200 degrés. Les patates douces sont cuites lorsque la chaire est fondante (nb : en général, les sucs se dégagent et une sorte de caramel se forme autour des patates, c’est signe que c’est prêt!).

Pendant ce temps, détailler le brocoli en fleurettes pas trop grosses et les faire revenir à la poêle dans un peu d’huile environ 7/8 minutes pour qu’elles soient bien dorées. Ajouter un peu de sésame en fin de cuisson et une ou deux pincées de sel.

Faire de même avec les champignons et ajouter le tamari lorsqu’ils sont déjà un peu grillés. Poursuivre la cuisson une minute, le temps qu’ils absorbent la sauce. Réserver les légumes.

Réaliser enfin la sauce : mélanger la purée de cacahuètes avec le sirop d’agave, le tamari, le piment et le lait de coco. Ajouter plus au moins de lait selon la texture souhaitée. Il n’est pas nécessaire de saler la sauce car le tamari l’est déjà suffisamment.

Lorsque les patates douces sont cuites, déposer les dans une assiette et servir avec les brocolis, les champignons et ajouter la sauce par dessus.

 

 

Salade thaï à la cacahuète

Avec l’arrivée des beaux jours, l’envie de manger un peu plus de légumes crus se fait sentir et je me tourne plus facilement vers des salades. Mais c’est encore un peu tôt pour profiter des tomates, concombre et compagnie alors cette salade est un bon compris pour patienter un peu.

J’utilise ici du chou rouge, des carottes et des pousses de haricots mungo et, en plein été, je les remplace par des courgettes et des poivrons.

C’est une salade très simple et très rapide à faire et tout repose sur la sauce crémeuse qui l’accompagne. J’utilise de la purée de cacahuètes mais si vous n’aimez pas, vous pouvez tout à fait la remplacer par de la purée d’amandes ou de cajou.

Enfin, n’hésitez pas à varier les « sortes » de nouilles. J’ai privilégié les nouilles de riz complet (plus riches en nutriments et en fibres) mais vous pouvez tout aussi bien utiliser des nouilles de riz blanc ou encore des nouilles soba (attention, certaines sont réalisées à partir de blé ou d’un mélange blé/sarrasin).

Quantités pour 4 personnes – temps de préparation : 15/20 min

Ingrédients :

  • 200 gr de nouilles de riz (de préférence complet)
  • 1/2 chou rouge
  • 200 gr de pousses de haricots mungo
  • 4 carottes
  • 200 gr d’edamame

Pour la sauce

  • 2 cs bombées de purée de cacahuètes
  • 2 cs de tamari
  • 2 cc de vinaigre de riz
  • 1 cs de sirop d’agave
  • 1 cc de gingembre en poudre
  • le jus d’un citron vert

Pour servir

  • 1 citron vert
  • 4 cs de cacahuètes hachées
  • quelques brins de coriandre

Étapes de la recette :

Commencer par porter une casserole d’eau à ébullition pour y cuire les pâtes. Attention, la plupart des nouilles de riz ou de sarrasin nécessitent d’être préalablement trempées une dizaine de minutes dans de l’eau froide avant cuisson.

Pendant la cuisson des pâtes, préparer les légumes : éplucher et râper les carottes, détailler le chou rouge en fines lamelles, écosser les edamame et ajouter enfin les pousses de haricots mungo.

Préparer ensuite la sauce, diluer la purée de cacahuètes avec le tamari et le sirop d’agave. Puis ajouter le gingembre en poudre, le vinaigre de riz et le jus de citron.

Égoutter les nouilles et rincer les bien sous l’eau froide. Cela permettra d’arrêter la cuisson et d’éviter qu’elle ne collent. Laisser les s’égoutter quelques minutes.

Au moment de servir, si les pâtes sont légèrement collées, vous pouvez ajouter un peu d’eau froide pour les décoller. Lorsque j’en fais trop, je les conserve également dans un bol avec un tout petit peu d’eau froide.

 

Cheesecake au « peanut butter »

J’avais déjà publié une recette de cheesecake cet hiver à base de potimarron (recette ici) afin de me rapprocher de la « pumpkin pie » mais pour ce deuxième essai, j’avais envie de me rapprocher le plus possible du cheesecake « traditionnel » (réalisé à partir de Philadelphia) avec un dessert bien haut et une crème assez dense.

J’ai donc gardé l’idée du « cream cheese » que j’ai associé cette fois à du tofu soyeux. Celui-ci apporte un peu de légèreté au gâteau et joue aussi le rôle de liant. Le « cream cheese » quant à lui, apporte du crémeux à l’appareil et sa saveur rappelle celle du fromage frais.

Pour rester dans des saveurs américaines, j’ai choisi de faire cette recette avec de la purée de cacahuètes et du sirop d’érable, qui se marie très bien avec. D’habitude, je n’aime pas utiliser beaucoup de purée d’oléagineux dans mes recettes car ces produits restent relativement coûteux. Mais à l’inverse de l’amande ou de la noix de cajou, la purée de cacahuètes restent abordable (de l’ordre de 4/5 euros le pot de 250 grammes).

J’ai également retravaillé le fond biscuité pour me rapprocher du goût des « graham crackers » utilisés traditionnellement. Le fond est toujours à base de flocons d’avoine mixés mais l’ajout de sucre complet et d’épices (cannelle, vanille et un peu de 4 épices) rappelle la saveur de ces biscuits.

Enfin, cette recette est très simple mais il faudra penser à la préparer 48h à l’avance, le temps d’égoutter le yaourt de soja (24h) et de laisser le cheesecake prendre au frais (de préférence une nuit).

Quantités pour un moule de 18 cm de diamètre (soit 6/8 parts) – temps de préparation : 15/20 min (cuisson environ 1h15 au total)

Ingrédients : 

Pour le fond biscuité

  • 80 gr de flocons d’avoine mixés
  • 40 gr de poudre d’amandes
  • 20 gr de sucre complet (type rapadura, muscovado ou de coco)
  • 40 gr d’huile de coco fondue
  • 20 gr de lait végétal au choix (amande pour moi)
  • 1 cc d’extrait de vanille
  • 1 cc de cannelle
  • 1/2 cc de 4 épices

Pour la crème

  • 1 pot de 400 gr de tofu soyeux (375 gr poids net égoutté)
  • 1 pot de 400 gr de yaourt de soja nature (soit 250 gr après égouttage)*
  • 70 gr de purée de cacahuètes*
  • 70 gr de sirop d’érable*
  • 40 gr de fécule de maïs
  • les graines d’une gousse de vanille (ou 1 cc d’extrait)

Pour décorer

  • 1 cs d’huile de coco
  • 1 cc bombée de cacao non sucré
  • 2 cc de sirop d’érable
  • 2 cs de cacahuètes non salées

Notes :

*je vous conseille d’utiliser un yaourt de soja avec un goût assez léger. J’utilise en général la marque Sojade ou Provamel (mais je vous déconseille les sojasun!)

*il s’agit de purée de cacahuètes (100% oléagineux) et non de beurre de cacahuètes (qui contient également de l’huile, du sucre et souvent du sel). J’ai utilisé celle de la marque Jean Hervé

*si vous souhaitez une saveur plus prononcée de cacahuètes, vous pouvez augmenter les quantités jusqu’à 100 grammes. Pour ma part, je préférais une saveur douce afin de garder le côté « frais » et légèrement acidulé du « cream cheese ». Idem pour le sirop d’érable, vous pouvez augmenter à 100 grammes pour les becs sucrés.

Étapes de la recette :

Commencer par mettre le yaourt de soja à égoutter. Pour cela, déposer une grande compresse (ou une étamine si vous avez) dans le fond d’une passoire (ou tamis) et verser le yaourt dessus. Déposer la passoire au-dessus d’une assiette creuse et laisser reposer 24h au réfrigérateur. Cela va permettre d’égoutter le yaourt (de le débarrasser de son eau) et de ne garder que la partie la plus crémeuse. C’est cette base qui va nous servir de « cream cheese ».

Lorsque le « cream cheese » est prêt, commencer par le fond du cheesecake : mixer les flocons d’avoine en farine et mélanger les du bout des doigts avec le sucre, la poudre d’amande, l’huile de coco fondue et les épices jusqu’à obtenir une pâte sablée. Ajouter enfin le lait pour lier le tout.

Déposer la préparation dans un moule à manqué et bien tasser le tout. Faire cuire au four 10 à 15 minutes à 180 degrés, juste le temps de faire dorer le biscuit.

Préparer ensuite la crème du cheesecake. Pour cela, il suffit simplement de mixer l’ensemble des ingrédients dans un blender. Commencer par le tofu soyeux (égoutté) et le « cream cheese ». Lorsque le mélange est homogène, ajouter le sirop d’érable, la purée de cacahuètes et la vanille. Mixer de nouveau et ajouter enfin la fécule de maïs. Si vous ne possédez pas de blender, vous pouvez également utiliser un mixeur plongeant ou encore un fouet mais, dans ce cas, le résultat risque d’être un peu moins lisse.

Verser la préparation dans le moule, lisser à la spatule si besoin et faire cuire au four à 160 degrés pendant 50 à 60 minutes (chaleur tournante). Le cheesecake est cuit quand seul le centre est encore un peu « tremblotant » (la couleur est un peu plus claire au centre).

A la fin de la cuisson, laisser le cheesecake refroidir à température ambiante puis réserver le au frais pendant au moins 6h (idéalement une nuit).

Il ne reste plus qu’à le décorer : pour cela, mélanger le cacao, le sirop d’érable et l’huile de coco fondue pour obtenir un coulis. A l’aide d’une cuillère, prélever un peu de chocolat et tracer quelques lignes sur le cheesecake. Ajouter enfin quelques cacahuètes grossièrement hachées.

Penser à sortir le cheesecake du réfrigérateur au moins 15 minutes avant de le servir pour qu’il ne soit pas trop froid.