Salade thaï à la cacahuète

Avec l’arrivée des beaux jours, l’envie de manger un peu plus de légumes crus se fait sentir et je me tourne plus facilement vers des salades. Mais c’est encore un peu tôt pour profiter des tomates, concombre et compagnie alors cette salade est un bon compris pour patienter un peu.

J’utilise ici du chou rouge, des carottes et des pousses de haricots mungo et, en plein été, je les remplace par des courgettes et des poivrons.

C’est une salade très simple et très rapide à faire et tout repose sur la sauce crémeuse qui l’accompagne. J’utilise de la purée de cacahuètes mais si vous n’aimez pas, vous pouvez tout à fait la remplacer par de la purée d’amandes ou de cajou.

Enfin, n’hésitez pas à varier les « sortes » de nouilles. J’ai privilégié les nouilles de riz complet (plus riches en nutriments et en fibres) mais vous pouvez tout aussi bien utiliser des nouilles de riz blanc ou encore des nouilles soba (attention, certaines sont réalisées à partir de blé ou d’un mélange blé/sarrasin).

Quantités pour 4 personnes – temps de préparation : 15/20 min

Ingrédients :

  • 200 gr de nouilles de riz (de préférence complet)
  • 1/2 chou rouge
  • 200 gr de pousses de haricots mungo
  • 4 carottes
  • 200 gr d’edamame

Pour la sauce

  • 2 cs bombées de purée de cacahuètes
  • 2 cs de tamari
  • 2 cc de vinaigre de riz
  • 1 cs de sirop d’agave
  • 1 cc de gingembre en poudre
  • le jus d’un citron vert

Pour servir

  • 1 citron vert
  • 4 cs de cacahuètes hachées
  • quelques brins de coriandre

Étapes de la recette :

Commencer par porter une casserole d’eau à ébullition pour y cuire les pâtes. Attention, la plupart des nouilles de riz ou de sarrasin nécessitent d’être préalablement trempées une dizaine de minutes dans de l’eau froide avant cuisson.

Pendant la cuisson des pâtes, préparer les légumes : éplucher et râper les carottes, détailler le chou rouge en fines lamelles, écosser les edamame et ajouter enfin les pousses de haricots mungo.

Préparer ensuite la sauce, diluer la purée de cacahuètes avec le tamari et le sirop d’agave. Puis ajouter le gingembre en poudre, le vinaigre de riz et le jus de citron.

Égoutter les nouilles et rincer les bien sous l’eau froide. Cela permettra d’arrêter la cuisson et d’éviter qu’elle ne collent. Laisser les s’égoutter quelques minutes.

Au moment de servir, si les pâtes sont légèrement collées, vous pouvez ajouter un peu d’eau froide pour les décoller. Lorsque j’en fais trop, je les conserve également dans un bol avec un tout petit peu d’eau froide.

 

Cheesecake au « peanut butter »

J’avais déjà publié une recette de cheesecake cet hiver à base de potimarron (recette ici) afin de me rapprocher de la « pumpkin pie » mais pour ce deuxième essai, j’avais envie de me rapprocher le plus possible du cheesecake « traditionnel » (réalisé à partir de Philadelphia) avec un dessert bien haut et une crème assez dense.

J’ai donc gardé l’idée du « cream cheese » que j’ai associé cette fois à du tofu soyeux. Celui-ci apporte un peu de légèreté au gâteau et joue aussi le rôle de liant. Le « cream cheese » quant à lui, apporte du crémeux à l’appareil et sa saveur rappelle celle du fromage frais.

Pour rester dans des saveurs américaines, j’ai choisi de faire cette recette avec de la purée de cacahuètes et du sirop d’érable, qui se marie très bien avec. D’habitude, je n’aime pas utiliser beaucoup de purée d’oléagineux dans mes recettes car ces produits restent relativement coûteux. Mais à l’inverse de l’amande ou de la noix de cajou, la purée de cacahuètes restent abordable (de l’ordre de 4/5 euros le pot de 250 grammes).

J’ai également retravaillé le fond biscuité pour me rapprocher du goût des « graham crackers » utilisés traditionnellement. Le fond est toujours à base de flocons d’avoine mixés mais l’ajout de sucre complet et d’épices (cannelle, vanille et un peu de 4 épices) rappelle la saveur de ces biscuits.

Enfin, cette recette est très simple mais il faudra penser à la préparer 48h à l’avance, le temps d’égoutter le yaourt de soja (24h) et de laisser le cheesecake prendre au frais (de préférence une nuit).

Quantités pour un moule de 18 cm de diamètre (soit 6/8 parts) – temps de préparation : 15/20 min (cuisson environ 1h15 au total)

Ingrédients : 

Pour le fond biscuité

  • 80 gr de flocons d’avoine mixés
  • 40 gr de poudre d’amandes
  • 20 gr de sucre complet (type rapadura, muscovado ou de coco)
  • 40 gr d’huile de coco fondue
  • 20 gr de lait végétal au choix (amande pour moi)
  • 1 cc d’extrait de vanille
  • 1 cc de cannelle
  • 1/2 cc de 4 épices

Pour la crème

  • 1 pot de 400 gr de tofu soyeux (375 gr poids net égoutté)
  • 1 pot de 400 gr de yaourt de soja nature (soit 250 gr après égouttage)*
  • 70 gr de purée de cacahuètes*
  • 70 gr de sirop d’érable*
  • 40 gr de fécule de maïs
  • les graines d’une gousse de vanille (ou 1 cc d’extrait)

Pour décorer

  • 1 cs d’huile de coco
  • 1 cc bombée de cacao non sucré
  • 2 cc de sirop d’érable
  • 2 cs de cacahuètes non salées

Notes :

*je vous conseille d’utiliser un yaourt de soja avec un goût assez léger. J’utilise en général la marque Sojade ou Provamel (mais je vous déconseille les sojasun!)

*il s’agit de purée de cacahuètes (100% oléagineux) et non de beurre de cacahuètes (qui contient également de l’huile, du sucre et souvent du sel). J’ai utilisé celle de la marque Jean Hervé

*si vous souhaitez une saveur plus prononcée de cacahuètes, vous pouvez augmenter les quantités jusqu’à 100 grammes. Pour ma part, je préférais une saveur douce afin de garder le côté « frais » et légèrement acidulé du « cream cheese ». Idem pour le sirop d’érable, vous pouvez augmenter à 100 grammes pour les becs sucrés.

Étapes de la recette :

Commencer par mettre le yaourt de soja à égoutter. Pour cela, déposer une grande compresse (ou une étamine si vous avez) dans le fond d’une passoire (ou tamis) et verser le yaourt dessus. Déposer la passoire au-dessus d’une assiette creuse et laisser reposer 24h au réfrigérateur. Cela va permettre d’égoutter le yaourt (de le débarrasser de son eau) et de ne garder que la partie la plus crémeuse. C’est cette base qui va nous servir de « cream cheese ».

Lorsque le « cream cheese » est prêt, commencer par le fond du cheesecake : mixer les flocons d’avoine en farine et mélanger les du bout des doigts avec le sucre, la poudre d’amande, l’huile de coco fondue et les épices jusqu’à obtenir une pâte sablée. Ajouter enfin le lait pour lier le tout.

Déposer la préparation dans un moule à manqué et bien tasser le tout. Faire cuire au four 10 à 15 minutes à 180 degrés, juste le temps de faire dorer le biscuit.

Préparer ensuite la crème du cheesecake. Pour cela, il suffit simplement de mixer l’ensemble des ingrédients dans un blender. Commencer par le tofu soyeux (égoutté) et le « cream cheese ». Lorsque le mélange est homogène, ajouter le sirop d’érable, la purée de cacahuètes et la vanille. Mixer de nouveau et ajouter enfin la fécule de maïs. Si vous ne possédez pas de blender, vous pouvez également utiliser un mixeur plongeant ou encore un fouet mais, dans ce cas, le résultat risque d’être un peu moins lisse.

Verser la préparation dans le moule, lisser à la spatule si besoin et faire cuire au four à 160 degrés pendant 50 à 60 minutes (chaleur tournante). Le cheesecake est cuit quand seul le centre est encore un peu « tremblotant » (la couleur est un peu plus claire au centre).

A la fin de la cuisson, laisser le cheesecake refroidir à température ambiante puis réserver le au frais pendant au moins 6h (idéalement une nuit).

Il ne reste plus qu’à le décorer : pour cela, mélanger le cacao, le sirop d’érable et l’huile de coco fondue pour obtenir un coulis. A l’aide d’une cuillère, prélever un peu de chocolat et tracer quelques lignes sur le cheesecake. Ajouter enfin quelques cacahuètes grossièrement hachées.

Penser à sortir le cheesecake du réfrigérateur au moins 15 minutes avant de le servir pour qu’il ne soit pas trop froid.