Riz au lait, compote de rhubarbe/fraises à l’hibiscus et gingembre

A force de voir des desserts à base de rhubarbe sur tous les réseaux sociaux, j’ai eu envie de vous proposer une recette avec ce fruit acidulé.

Manque de bol, impossible de mettre la main dessus alors que nous sommes en pleine saison! J’ai été dans plusieurs magasins bio à Paris, un supermarché et un primeur mais impossible d’en trouver … J’ai donc fini par acheter un sachet de rhubarbe surgelée mais utiliser de la fraîche si vous en avez.

J’ai associé la rhubarbe à un autre fruit de saison, plus sucré, la fraise, et le tout est cuit dans une infusion d’hibiscus avec un peu de gingembre frais. L’hibiscus permet d’obtenir une jolie couleur rouge et le gingembre vient relever le tout.

Et afin de contrebalancer l’acidité de le rhubarbe (sans ajouter trop de sucre), je l’ai accompagné d’un riz au lait bien vanillé et crémeux.

Quantité pour 6 personnes – temps de préparation : 10 minutes – temps de cuisson : 20 minutes

Ingrédients :

Pour le riz au lait

  • 130 gr de riz rond
  • 650 gr de lait d’amandes non sucré*
  • 80 gr de crème de coco*
  • 40 gr de sucre blond
  • 1 gousse de vanille

Pour la compote

  • 300 gr de rhubarbe découpée en tronçons
  • 100 gr de fraises
  • 1 sachet d’hibiscus
  • 200 gr d’eau
  • 40 gr de sucre blond
  • 1 morceau de gingembre frais de 4 cm
  • quelques gouttes de jus de citron

Pour servir : quelques chip de noix de coco, des fraises fraîches

Notes :

*d’une marque à l’autre, la composition des laits d’amandes est très variable (le taux d’amandes peut aller de 2 à 7%, idem pour le sucre). Le résultat de la recette pourra donc varier selon le lait utilisé. Personnellement, j’ai pris celui de la marque Alpro (il n’est pas bio, mais le prix est raisonnable – surtout quand on utilise presque une brique dans une recette – et la saveur d’amandes est légère)

*il s’agit de la partie épaisse d’une boite de lait de coco que l’on récupère après 48h au frais. A défaut, vous pouvez aussi utiliser du lait de coco (baisser à 60 gr dans ce cas car il sera plus liquide)

Étapes de la recette :

Commencer par chauffer 200 gr d’eau afin d’y faire infuser le sachet d’hibiscus pendant 4 minutes. Réserver.

Dans une casserole, faire chauffer le lait d’amandes, la crème de coco, le sucre et la gousse de vanille fendue en deux (dont vous aurez prélever les grains à l’aide d’un couteau). Lorsque la crème de coco est bien dissoute, ajouter le riz et laisser cuire à feu doux pendant une quinzaine de minutes tout en remuant régulièrement. Le riz doit être fondant.

Débarrasser le riz au lait dans un grand bol (ne vous inquiétez pas s’il y a beaucoup de liquide, il va épaissir en refroidissant)  et le couvrir d’un film alimentaire au contact. Laisser refroidir un peu à température ambiante avant de garder au frais.

Pour la compote, couper la rhubarbe en petits tronçons de 2 cm (en ayant pris soin de l’éplucher afin de retirer la partie filandreuse), les fraises en deux, râper finement le gingembre et déposer le tout dans une casserole avec l’infusion d’hibiscus et le sucre blond. Faire cuire à feu moyen pendant une vingtaine de minutes, jusqu’à ce que la rhubarbe ait « fondue » et soit bien tendre. Ajouter alors quelques gouttes de jus de citron et réserver au frais.

Pour servir, déposer le riz au lait dans un récipient, ajouter un peu de compote, des chips de coco et une ou deux fraises par personne.

Pad thai

Je vous propose aujourd’hui une recette des plus simples et qui ne prend que très peu de temps à préparer : en 15 minutes le tour est joué et tous les ingrédients cuisent en même temps! J’adore faire cette recette toute l’année et varier les légumes selon les saisons (avec par exemple des courgettes et des poivrons en été).

Quantités pour 2 personnes – temps de préparation/cuisson : 15 minutes

Ingrédients :

  • 120 gr de tagliatelles de riz
  • 100 gr de fleurettes de brocolis
  • 3 carottes (environ 300 gr)
  • 50 gr de pousses de haricot mungo
  • 1/2 oignon blanc
  • 1 cs d’huile

Pour la sauce :

  • 40 gr de purée de cajou*
  • 20 gr de tamari
  • 15 gr de sirop d’agave
  • 5 gr de vinaigre de riz
  • le jus d’un demi citron (environ 10 gr)
  • 1/2 cc de gingembre en poudre (environ 2 gr)
  • 2 pincées de piment en poudre (facultatif, selon votre goût)
  • 40 gr d’eau

Notes:

*vous pouvez remplacer la purée de cajou par de la purée d’amandes ou même de cacahuètes (comme dans cette salade) mais j’ai une préférence pour la purée de cajou dans ce plat car le goût est plus neutre et la texture plus crémeuse

Étapes de la recette :

Porter une casserole d’eau salée à ébullition et (selon les instructions de votre paquet) rincer les tagliatelles de riz à l’eau froide. Faire cuire les pâtes selon le temps indiqué. Lorsque les pâtes sont cuites, égoutter les et rincer les à l’eau froide (pour stopper la cuisson et éviter qu’elles ne collent). Réserver dans votre passoire.

Pendant ce temps, dans une sauteuse, faire chauffer la cuillère à soupe d’huile. Détailler l’oignon en fines lamelles, les carottes en tagliatelles (à l’aide d’un économe) et le brocolis en fleurettes.

Lorsque l’huile est chaude, ajouter l’oignon et le brocolis et faire revenir à feu moyen/vif pendant 2 ou 3 minutes, le temps de dorer les légumes. Baisser ensuite un peu le feu et ajouter les tagliatelles de carottes. Faire cuire 2 minutes tout en remuant. Ajouter enfin les pousses de soja dans la poêle et poursuivre la cuisson 1 minute.

Préparer la sauce : mélanger la purée de cajou, le sirop d’agave, le tamari, le vinaigre de riz, le jus de citron, le gingembre et le piment dans un bol. Lorsque la sauce est homogène, ajouter l’eau et mélanger de nouveau.

Verser les tagliatelles de riz dans la poêle (rincer les de nouveau si elles ont collé), mélanger avec les légumes puis ajouter la sauce. Si besoin, ajouter une ou deux cuillères à soupe d’eau, pour que tout le plat soit bien « enrobé ».

Servir immédiatement avec des cacahuètes, de la coriandre ciselée, et un quartier de citron vert.

« Oatmeal cookies » aux fruits secs

Les « oatmeal cookies » sont un autre classique des pâtisseries anglo-saxonnes. Ils sont réalisés à partir de farine et de flocons d’avoine mais j’ai inversé ici les proportions en mettant bien plus de flocons afin d’obtenir un biscuit plus moelleux à l’intérieur et moins proche d’un cookie.

Ces cookies sont généralement réalisés avec des pépites de chocolat ou des raisins secs et, pour ma part, j’ai choisi de les agrémenter de divers fruits secs coupés en dés et de graines. Cela en fait un petit en-cas parfait en milieu d’après midi !

De plus, avec les quantités ci-dessous, j’obtiens 6 cookies assez épais. Cela permet justement de garder le côte moelleux à l’intérieur. Si vous souhaitez un résultat plus croustillant, vous pouvez tout à fait les aplatir davantage.

Quantités pour 6 gros cookies – temps de préparation : 10 min et 15 min de cuisson

Ingrédients :

  • 120 gr de petits flocons d’avoine
  • 40 gr de farine sans gluten*
  • 50 gr de sucre complet (type muscovado, rapadura)
  • 50 gr d’huile neutre*
  • 30 gr de poudre d’amandes
  • 70 gr de compote de pommes sans sucre ajouté
  • 70 gr d’un mélanges de fruits secs et graines*
  • 1 cc de cannelle en poudre
  • 1/2 cc d’extrait de vanille
  • 1 cc de levure chimique

Notes :

*en général j’utilise 20 gr de farine de riz complet et 20 gr de farine de maïs (qui apporte davantage de liant) mais cela fonctionne tout aussi bien avec uniquement de la farine de riz ou de maïs. En revanche je n’ai pas essayé avec le sarrasin mais je trouve qu’elle apporte un côté un peu trop « lourd » en pâtisserie

*je vous conseille d’utiliser une huile assez neutre en goût. J’ai une préférence pour l’huile de pépins de raisin mais vous pouvez aussi utiliser de l’huile de colza ou même de l’huile d’olive. J’aime aussi beaucoup utiliser les huiles de la marque Quintesens car elles se composent d’un mélange de diverses huiles ce qui permet d’avoir un apport nutritionnel assez complet

*vous pouvez mettre le mélange de graines et fruits secs de votre choix. Ici, j’ai pris un mélange tout prêt disponible en magasin bio, le mélange énergie, qui se compose de dattes, figues, cranberries, graines de tournesol, de courge etc…

Étapes de la recette :

Déposer les ingrédients secs dans un bol (flocons d’avoine, farine, sucre, poudre d’amande, levure et épices) puis ajouter la compote de pommes et l’huile et mélanger à l’aide des doigts.

Ajouter ensuite les fruits secs et graines de votre choix.

Lorsque la préparation est bien homogène, former 6 boules et les aplatir sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Je garde une épaisseur d’environ 1.5/2 cm.

Il n’est pas nécessaire de beaucoup les espacer car les cookies ne vont pas s’étaler, ils vont simplement gonfler un peu.

Faire cuire les cookies environ 15 minutes à 190/200 degrés à chaleur tournante. Je mets en général le four en position grill les deux dernières minutes afin de bien faire dorer les cookies.

Après quelques minutes de refroidissement vous obtiendrez des cookies bien moelleux à l’intérieur. Je préfère les manger lorsqu’ils sont encore un peu tiède mais vous pouvez très bien les conserver 2 jours dans une boîte hermétique.

Pain sans gluten (sans moule)

Pour toute personne qui a une alimentation sans gluten, le pain est l’aliment qui peut manquer le plus. Si l’on en trouve maintenant facilement en supermarché (bio ou non), je trouve la texture très sèche. La composition n’est également pas très alléchante car on peut y trouver de la graisse de palme, du dextrose, des épaississants etc (et si vous êtes vegan, lisez bien les étiquettes car certains contiennent des œufs et/ou du lait).

Réaliser soi même son pain me semble être une meilleure option. D’autant plus que le pain sans gluten peut être finalement plus simple à réaliser car les farines sans gluten ne sont pas panifiables (il n’est donc pas nécessaire de pétrir la pâte, geste qui peut être un peu délicat). Il existe également des mix sans gluten tout prêts mais acheter vos farines séparément vous reviendra moins cher et vous pourrez contrôler ce que vous mettez dedans et même varier les farines pour jouer sur les saveurs.

Vous trouverez beaucoup de recettes de pains sans gluten sur internet mais  la pâte est très liquide et nécessite un moule (type moule à cake). Ce n’est pas un inconvénient en soi mais j’aime pouvoir réaliser de petits pains individuels par exemple. La recette que je vous propose peut donc se travailler à la main et vous pourrez lui donner la forme que vous souhaitez.

Quantités pour 1 pain d’une dizaine de tranches ou 5/6 petits pains – temps de préparation : 15 min + 1h de levée et 45 min de cuisson

Ingrédients :

  • 270 gr d’eau tiède
  • 5 gr de levure de boulanger sèche
  • 100 gr de farine de riz complet + 3 à 4 cs (pour façonner le pain)
  • 50 gr de farine de sarrasin
  • 50 gr de farine de teff
  • 50 gr de fécule de mais
  • 10 gr d’huile d’olive + 1 cs pour la cuisson
  • 10 gr de graines de lin moulues
  • 10 gr de psyllium blond*
  • 1/2 cc de sel (ou plus selon votre goût)

Notes:

*le psyllium est une poudre issue d’une plante et est très riche en fibres, il est habituellement utilisé pour lutter contre les maux intestinaux (pour régulariser le transit) mais il est très intéressant en cuisine pour remplacer le gluten et apporter du moelleux aux préparations

Étapes de la recette :

Dans un bol, mélanger l’eau tiède et la levure et laisser agir environ 5 à 10 min. L’eau tiède va permettre d’activer la levure.

Ajouter ensuite les farines et la fécule et mélanger. J’utilise mon batteur électrique qui a un embout « pétrin » mais vous pouvez également utiliser une cuillère en bois, ce sera juste un peu plus long car la pâte est très collante. Ajouter ensuite l’huile d’olive, les graines de lin, le psyllium et le sel. Continuer de mélanger jusqu’à ce que le mélange soit homogène.

Fariner votre plan de travail avec les deux cuillères à soupe de farine de riz et déposer votre pâte dessus. Celle-ci est toujours collante mais à mesure que vous allez la pétrir et intégrer un peu de farine elle va se détacher et former une boule. C’est signe que votre pâte est prête.

Il ne vous reste plus qu’à lui donner la forme souhaitée et à la laisser lever une heure sur une plaque (allant au four et recouverte de papier sulfurisé) sous un linge humide. Personnellement, je fais lever mon pain dans mon four préchauffé 2/3 min à 100 degrés (avant de commencer la recette). Ainsi, je suis sûre que le pain sera dans un droit assez chaud et humide.

Au terme de la levée, déposer un peu d’huile d’olive sur le pain (cela va permettre d’avoir une plus jolie croûte) et faites cuire 45 min environ à 210 degrés (moins si vous avez réalisé de petits pains).

Le pain obtenu a une mie dense mais très moelleuse et a surtout une tenue parfaite.

Crêpes sans gluten

Après le banana bread, j’avais envie de poursuivre mes essais avec la farine de pois chiches dans les recettes sucrées.

Grâce à ses propriétés liantes, cette farine est très intéressante dans la cuisine vegan et sans gluten mais son goût prononcé n’est pas apprécié de tous.

J’avais envie de retenter l’expérience avec des crêpes cette fois. Habituellement, je fais plutôt des pancakes ou des mini crêpes car la cuisson est plus rapide et beaucoup moins délicate. En effet, je fais très rarement des crêpes vegan et sans gluten car elles se déchirent souvent et je n’avais pas encore trouvé de recette qui me convenait, qui soit à la fois simple et rapide.

J’ai donc utilisé ici un peu de farine de pois chiches et de fécule de maïs pour jouer le rôle de liant ainsi que de la purée d’oléagineux qui apport du moelleux sans que les crêpes ne soient trop grasses.

Pour que les crêpes restent bien moelleuses, je vous conseillent de les couvrir d’une assiette au fur et à mesure afin de garder la chaleur (ce qui permet de créer un peu d’humidité).

Quantités pour environ 10 crêpes – temps de préparation 5 min + 1h de repos

Ingrédients :

  • 30 gr de farine de maïs ou de pois chiches
  • 40 gr de fécule de maïs
  • 90 gr de farine de riz complet
  • 20 gr de sucre blond (non raffiné de préférence)
  • 30 gr de purée de cajou ou d’amande
  • 1 cs d’huile neutre + un peu pour la cuisson
  • 380 à 400 gr de lait de soja
  • 1 cc d’extrait de vanille
  • 1 cs de rhum ambré ou de liqueur d’orange (facultatif)

Étapes de la recette :

Dans un bol, ajouter les farines, la fécule, le sucre et la vanille et mélanger au fouet avec 150 gr de lait de soja dans un premier temps. Ajouter ensuite la purée d’oléagineux (cela permet de bien l’intégrer à la préparation).

Ajouter ensuite le reste du lait petit à petit, puis la vanille et le rhum ou la liqueur si vous le souhaitez.

Laisser reposer la pâte au réfrigérateur pendant une heure. Après le temps de pause, si la pâte a un peu épaissit, ajouter 1 ou 2 cuillère à soupe de lait.

Faire ensuite chauffer un peu d’huile dans une crêpière. Lorsque celle-ci est bien chaude, verser une petite louche de pâte à crêpe et bien la répartir en inclinant la poêle. Cela vous permettra d’avoir des crêpes assez fines.

Lorsque les bords commencent à sécher, décoller les à l’aide d’une spatule et retourner la crêpe afin de la cuire quelques instants de l’autre côté. Personnellement, je les retourne à la main en décollant juste les bords avec la spatule. Je trouve que cela va plus vite et l’opération est moins délicate.

Procéder ainsi avec le reste de la pâte. Selon la qualité de votre poêle, vous aurez sans doute besoin de remettre un peu d’huile entre chaque crêpe.

Conserver ensuite les crêpes sous une assiette au fur et à mesure  : cela va permettre de les garder au chaud et de créer un peu de vapeur, et donc d’eau, afin que les crêpes restent moelleuses. Les crêpes vegan et sans gluten ont en effet tendance à s’assécher plus vite (au risque de se casser).

Vous pouvez accompagner les crêpes d’une pâte à tartiner maison par exemple. Pour changer un peu, j’ai réalisé ici une crème de cajou à la caroube : j’ai dilué 1 grosse cuillère à soupe de caroube avec 2 cuillères à café de purée de noix de cajou, 2 de sirop de dattes, un peu de lait végétal et de vanille.

Cake salé aux olives et au cumin

Alors voilà une des recettes qui m’a donnée le plus de fil à retordre! Je vous le disais déjà sur ma recette de muffins, j’étais toujours déçue des textures des gâteaux vegan et sans gluten, je ne retrouvais jamais le moelleux des versions avec œufs et/ou avec gluten : trop denses, trop humides etc … ça n’allait jamais! Mais j’ai persévéré, j’ai fait un nombre incalculable d’essais (très loin d’être immangeables mais je n’étais pas satisfaite) et je suis finalement arrivée à un résultat qui me convient et qui, je l’espère, vous réconciliera aussi avec ce type de recette. Car oui, on peut manger vegan et sans gluten et réussir de beaux gâteaux gourmands.

Pour revenir sur mes essais, je crois que mon erreur était de vouloir multiplier les substituts aux œufs et au gluten. J’entends pas là que j’avais tendance à mettre des graines de lin ou de chia, de la compote de pomme ou banane (pour les versions sucrées), de la purée d’oléagineux, un peu de gomme (guar, xanthane ou psyllium), du vinaigre de cidre etc … Et c’était trop! J’ai donc simplifier la recette et j’ai enfin obtenu le moelleux que je voulais. Le cake a bien gonflé et pas une trace de pâte « non cuite » au centre au moment de le découper.

La recette qui suit est volontairement très légère (avec 40 grammes d’huile pour un cake d’une douzaine de parts) car j’ai l’habitude d’en faire un vrai repas. J’adore en préparer le week-end en hiver avec une grande quantité de soupe et j’en ai ainsi pour plusieurs jours. J’en prends quelques tranches, j’ajoute un peu de crudités, de Sojami, quelques graines et le tour est joué. Si vous souhaitez faire une version un peu plus « riche » (pour un apéritif par exemple), vous pouvez donc tout à fait augmenter la quantité d’huile à 50 grammes.

Enfin, je vous propose ici une association de saveurs assez « classique » car l’idée était d’avoir une bonne recette de base que vous pouvez agrémenter selon les saisons et selon votre goût. Par exemple, en été l’association tomates séchées/olives/courgettes rappées (pour apporter du moelleux) est un indétrônable. Pour cet hiver, j’ai très envie de tester avec un peu de courge ou de carottes rappées, du curry et de la coriandre en poudre. N’hésitez pas à ajouter également quelques dés de tofu lactofermenté.

Quantités pour un moule de 23*7 cm (environ 12 parts) – temps de préparation : 15 min et 40/45 min de cuisson

Ingrédients :

  • 100 gr de farine de riz complet
  • 80 gr de farine de mais
  • 40 gr de farine de pois chiches
  • 30 gr de fécule de mais
  • 150 gr de tofu soyeux (poids net égoutté)
  • 230 gr de lait de soja (non sucré)
  • 40 gr d’huile d’olive
  • 8 gr de levure
  • 1 pincée de bicarbonate
  • 1 cc de mix gom*
  • 80 gr d’olives grossièrement hachées
  • 1 à 2 cc de cumin en poudre (selon votre goût)
  • 2 cc de curcuma en poudre
  • 1 cs d’herbes de provence
  • sel, poivre

Notes :

*comme pour les recettes précédentes, l’ajout de gomme (ici un mix de guar et xanthane) est facultatif mais apporte tout de même plus de moelleux et de tenue, vous pouvez la remplacer par 1  cc de gomme de guar ou de psyllium

Étapes de la recette :

Dans un bol, verser les farines et la fécule. Mixer le tofu soyeux afin d’obtenir une crème épaisse et ajouter le aux farines ainsi que le lait de soja; mélanger bien. Pour mixer le tofu soyeux j’utilise un mini hachoir à herbes car le contenant est petit, c’est parfait au vu de la quantité de tofu. Sinon, passer le tofu au blender avec le lait de soja pour avoir une préparation bien lisse.

Ajouter ensuite à la préparation l’huile d’olive, les épices, les sel et poivre, la levure, le bicarbonate et le mix gom. Bien mélanger de nouveau et ajouter enfin les olives.

Verser la pâte dans un moule a cake huilé et fariné. Je vous conseille d’éviter de fariner avec la farine de riz car celle-ci est très blanche et votre cake gardera des traces blanches sur le côté après cuisson. Utiliser plutôt la farine de mais pour garder une joli couleur jaune.

Il ne vous reste qu’à faire cuire votre cake 40/45 min à 200 degrés.

Au niveau de la conservation, le cake était tout aussi moelleux le lendemain. Mais si vous souhaitez le conserver au delà je vous conseille de réchauffer les tranches quelques minutes au four ou, encore mieux, de congeler les tranches et de les passer au  grille pain lorsque vous souhaitez les manger. Vous en aurez ainsi toujours sous la main.

Cheesecake façon « pumpkin pie »

Je vous avais déjà proposé une recette de cheesecake salé sur le blog, alors il manquait forcément la version sucrée!

Evidemment, on ne peut pas vraiment parler d’un cheesecake puisque celui-ci ne contient pas de fromage mais une préparation à base de yaourt de soja. Égoutté dans une étamine (ou compresse), l’eau va s’écouler et il ne va rester que la partie crémeuse : c’est ce qui va remplacer le cream cheese. Vous pouvez acheter du cream cheese vegan dans certaines boutiques spécialisées mais j’ai conscience que tout le monde n’a pas accès à ce genre de magasins alors je souhaitais utiliser un ingrédient que l’on a tous sous la main. L’utilisation du yaourt de soja donne un résultat très crémeux et très léger (bien plus selon moi que les recettes avec du tofu qui restent un peu trop denses).

Concernant les saveurs, j’ai souhaité rester dans des produits de saison avec une touche anglo-saxonne et leur célèbre « pumpkin pie ». Il s’agit d’une tarte à la citrouille, comme son nom l’indique, servie traditionnellement à Thanksgiving. L’appareil est réalisé à partir de purée de citrouille et d’un mélange d’épices : cannelle, noix de muscade, gingembre et clous de girofle. J’ai pour ma part choisi le potimarron qui a naturellement une saveur douce et sucrée, et donne une purée bien lisse. Pour éviter d’avoir un gâteau trop épicé, j’ai réalisé deux appareils : une crème à la vanille et une crème façon « pumkin pie ». En alternant les deux, on obtient en plus un très joli marbrage! Ne vous inquiétez pas, c’est très simple à réaliser et je vous explique tout un peu plus bas.

La recette peut paraître un peu longue car il faut prévoir de la commencer 24h en avance. Mais toute la préparation est très simple et aucun ingrédient compliqué n’entre dans la réalisation de ce cheesecake.

Quantités pour un moule de 18 cm de diamètre (environ 6 parts) – temps de préparation : 45 min + 45 min de cuisson (prévoir de commencer la recette 24h avant)

Ingrédients :

Pour le biscuit

  • 80 gr de flocons d’avoine (grossièrement mixés)
  • 30 gr de poudre d’amandes
  • 20 gr de sirop d’agave
  • 30 gr d’huile de coco fondue

Pour la crème à la vanille

  • 1 pot de 500 gr de yaourt de soja nature (j’ai utilisé la marque Provamel)
  • 30 gr de purée de noix de cajou (ou amandes, mais le goût de la cajou est plus doux)
  • 40 gr de sirop d’agave
  • 15 gr de fécule de mais
  • 1 gousse de vanille (ou 1 cc d’extrait de vanille)

Pour la crème « pumpkin pie »

  • 180 gr de purée de potimarron
  • 20 gr de lait d’amande
  • 20 gr de sirop d’agave
  • 8 gr de fécule de mais
  • 2 cs de la crème à la vanille
  • 1/2 à 1 cc de cannelle en poudre
  • 1 pincée de mélange 4 épices

Étapes de la recette :

Si vous prévoyez de servir le cheesecake au dîner, il vous faudra commencer par mettre le yaourt de soja à égoutter la veille au réfrigérateur (environ 8h). Pour cela, j’ai recouvert une passoire (à petits trous) de compresses (achetées en pharmacie) et j’ai versé mon yaourt dessus. Placer ensuite la passoire sur une assiette creuse afin de récupérer l’eau qui va s’écouler. Après une nuit au frais, le yaourt aura bien épaissi et aura pris une texture très crémeuse.

Le matin, commencer par préparer le biscuit : il suffit de mixer grossièrement les flocons d’avoine et de les mélanger du bout des doigts avec la poudre d’amande, le sirop d’agave et l’huile de colo fondue. Étaler ensuite la préparation dans un moule à manquer et tasser bien. Je vous conseille de mettre du papier sulfurisé dans le fond du moule pour que le gâteau se démoule parfaitement. Mettez ensuite le biscuit à cuire au four à 170 degrés environ 10/15 min, jusqu’à ce que le dessus soit légèrement coloré.

Pour la crème à la vanille, mélanger dans un bol la purée de cajou, le sirop d’agave, la fécule et les graines de vanille et ajouter ensuite le yaourt de soja égoutté. La crème doit être bien lisse, sans grumeaux.

Pour la crème « pumpkin pie », procéder de la même manière : mélanger le sirop d’agave, le lait d’amande et la fécule puis ajouter la purée de potimarron et les épices. Je vous conseille de mixer brièvement la purée afin d’avoir un résultat bien lisse. Prélever ensuite 2 cuillères à soupe de la crème à la vanille et ajouter dans la préparation au potimarron et mélanger les deux.

Il ne reste plus qu’à procéder au montage : recouvrer entièrement le biscuit d’une couche de crème à la vanille (environ un bon tiers de la préparation). Avec une cuillère à soupe, j’ai ensuite disposé de petits tas de crème au potimarron (de forme ronde). Puis, par dessus le potimarron, j’ai remis un peu de crème à la vanille et ainsi de suite jusqu’à ce que vous n’ayez plus de crème. L’idée est d’avoir plusieurs superpositions des différentes crèmes sur toute la surface du gâteau. Enfin, avec une baguette chinoise (ou la pointe d’un couteau), j’ai dessiné des « arabesques ». Pas besoin de faire de dessin précis, les crèmes vont facilement se mélanger et faire des jolies marbrures.

J’ai oublié de prendre des photos lors de la réalisation du marbrage donc si mes explications ne sont pas claires, vous pouvez visionner la vidéo suivante : https://www.youtube.com/watch?v=q8c_0JTe5r8

Dernière étape, la cuisson : le cheesecake doit cuire à basse température (160 degrés) pendant 30 à 40 min. Surveiller bien la cuisson car il ne doit pas dorer. Le gâteau est prêt lorsqu’il n’est plus « tremblotant » (je vérifie en bougeant doucement le moule).

Laisser le gâteau reposer à température ambiante et entreposer ensuite au réfrigérateur jusqu’au moment de servir. Le cheesecake doit rester au frais au moins quelques heures afin de raffermir.