Pumpkin bread

Voilà une recette que vous m’aviez déjà demandé l’hiver dernier mais que je n’avais pas encore eu le temps de retravailler. Et puis l’été est arrivé, et les courges n’étaient plus trop de saison 🙂

Je me rattrape donc aujourd’hui avec cette recette de « pumpkin bread ». Littéralement, il s’agit plus d’un pain que d’un gâteau car je vous propose une version très peu sucrée. J’ai plutôt pour habitude de le consommer au petit déjeuner (avec un peu de pâte à tartiner ou de purée d’amandes) et comme en-cas; je trouve que les épices et le potimarron suffisent à sucrer. Pour une version plus gourmande, vous pouvez augmenter le sucre et/ou à utiliser un yaourt déjà sucré.

Enfin, n’hésitez pas à ajouter une poignée de cranberry et de noix de pécan dans votre cake. Je n’en avais pas sous la main mais ce sera encore meilleur.

 

Quantités pour un moule de 23*7 cm (soit une douzaine de tranches) – temps de préparation : 10 minutes – temps de cuisson : environ 45 minutes

Ingrédients :

  • 120 gr de farine de riz complet
  • 40 gr de farine de pois chiches
  • 60 gr de fécule de mais
  • 40 gr de poudre d’amande
  • 40 gr de sucre de coco (ou complet type muscovado, rapadura etc)
  • 6 gr de cannelle en poudre
  • 4 gr de mélange 4 épices
  • 7 gr de poudre à lever
  • 3 gr de bicarbonate
  • 1 cc d’extrait de vanille
  • 120 gr de yaourt de soja nature*
  • 180 gr de purée de potimarron*
  • 40 gr d’huile de coco (non désodorisée)
  • 20 gr de lait de soja*
  • 12 gr de vinaigre de cidre
  • une cuillère à soupe de graines et flocons pour décorer

Notes :

*vous pouvez aussi utiliser un yaourt de coco (par exemple ceux de la marque Andros) ou, pour un résultat plus sucré, du yaourt de soja à la vanille

*il s’agit de chaire de potimarron cuite et mixée. Soit environ la moitié d’un potimarron. Vous pouvez faire cuire votre potimarron entier au four (et récupérer alors la chaire) ou à la vapeur (et dans ce cas vous pourrez utiliser la peau).

*la quantité de lait peut être à ajuster selon la texture de votre purée (plus ou moins humide). L’appareil doit être lisse mais assez épais/dense.

Étapes de la recette :

Déposer tous les ingrédients secs dans un cul de poule : les farines, la fécule, la poudre d’amandes, le sucre, la poudre à lever, le bicarbonate et les épices et mélanger.

Ajouter ensuite le yaourt, la purée de potimarron, l’huile fondue, l’extrait de vanille et mélanger de nouveau. Intégrer ensuite le lait et en dernier le vinaigre de cidre.

Verser l’appareil dans un moule à cake graissé et fariner. Décorer de quelques graines et flocons d’avoine puis faire cuire au four environ 45 minutes à 190 degrés.

Laisser bien refroidir le cake avant de le découper en tranches.

Vous pouvez l’accompagner d’un peu de yaourt et d’un filet de sirop d’érable.

Petit épeautre façon risotto, au romarin et noisettes

Avant de commencer à vous parler de la recette, je voulais d’abord remercier toutes les personnes qui ont répondu à mon questionnaire! Si vous n’êtes pas au courant, je compte monter mon restaurant à Paris et afin de finir mon business plan, je souhaitais faire une étude de marché pour mieux cerner les attentes et besoins des clients (je vous en parlais déjà ici)

Je clôture le questionnaire ce week-end donc si vous n’avez encore eu le temps d’y répondre je vous remets lien 🙂

LIEN DU QUESTIONNAIRE

***

Pour en revenir à la recette, l’automne commence franchement à s’installer et avec la baisse des températures arrivent mes légumes préférés. Au vu des recettes que j’ai publiées sur ce blog, je crois qu’on peut dire que je suis beaucoup plus inspirée par les courges 😀

Ici, j’avais envie d’un plat réconfortant qui ne nécessite pas d’être surveillé et qui mette surtout en avant des produits locaux de saison.

Je ne sais pas si vous avez déjà remarqué, mais beaucoup de céréales et légumineuses vendues en magasin bio ne viennent pas de France. Cela m’a particulièrement interpellée lorsque je me suis retrouvée face à des lentilles vertes de Chine … J’essaie de consommer au maximum local mais j’avoue n’avoir jamais regardé la provenance de produit tel quel les lentilles, tellement persuadée qu’elles étaient françaises !

En cherchant un peu, j’ai donc regardé quelle était l’offre française et je me suis tournée vers le petit épeautre. C’est une céréale encore assez peu connue que j’adore utiliser surtout en farine. Elle a l’avantage de contenir très peu de gluten (7%), elle est riche en magnésium, phosphore et calcium, et renferme les 8 acides aminés essentiels. C’est une céréale ancienne, donc peu transformée (contrairement au blé), et qui est aussi bien de chez nous. On la cultive en Haute-Provence et le petit épeautre possède même une IGP (indication géographique protégée).

Niveau goût, il a une saveur plus prononcée que le blé qui rappelle un peu celle de la noisette. J’ai donc choisi de l’associer avec des légumes un peu « terreux » tels que les champignons et la courge butternut (pour le côté sucré), des noisettes évidemment, et un peu de romarin.

Quantités pour 2 personnes – temps de préparation : 15 min – temps de cuisson : environ 40 minutes (avec une nuit de trempage)

Ingrédients :

  • 120 gr de petit épeautre
  • 150 gr de champignons de Paris (environ 7/8 pièces)
  • 250 gr de courge butternut (environ 1/3 de courge)
  • 1 échalote
  • 1 gousse d’ail
  • 2 cc de romarin séché
  • 10 gr d’huile d’olive
  • 15 gr de tamari*
  • 20 gr de purée de noisette
  • sel et poivre noir
  • pour servir : un brin de persil frais, quelques noisettes concassées, 1 cm de blanc de poireau finement émincé*

Notes :

*j’utilise le tamari pour saler un peu l’eau de cuisson et donner un peu de goût. La quantité indiquée est pour le tamari allégé en sel de la marque Lima. Il faudra sans doute adapter la quantité si vous utilisez un tamari plus fort. Vous pouvez aussi vous en passer, dans ce cas, ajouter davantage de sel.

*les ingrédients utilisés « pour servir » apportent un vrai plus à la recette. Notamment le poireau cru qui a une saveur qui rappelle celle de l’oignon de printemps et apporte du « peps » au plat.

Étapes de la recette :

La veille, mettre le petit épeautre à tremper dans de l’eau.

Le jour J, commencer par émincer l’échalote et l’ail. Réserver. Égoutter et rincer le petit épeautre.

Rincer les champignons à l’eau claire et détailler les en lamelles. Nettoyer la courge et découper la en cubes d’environ 1 cm (vous pouvez garder la peau si elle est bio).

Dans une casserole, faire chauffer l’huile d’olive et faire revenir l’échalote et l’ail pendant 1 minute. Ajouter la butternut et les champignons et laisser revenir de nouveau 1 minute avant d’ajouter le petit épeautre (préalablement égoutté et rincé), le romarin, 4 pincées de sel et 2 pincées de poivre.

Ajouter 900 gr d’eau et le tamari, et laisser mijoter à feu doux/moyen (il doit y avoir une très légère ébullition). Le petit épeautre va cuire environ 35/40 minutes. Surveiller la cuisson de temps pour vérifier que rien n’accroche. La courge va également se réduire un peu en purée et apporter du crémeux.

Lorsqu’il ne reste que très peu d’eau, vérifier la cuisson du petit épeautre; ajouter de l’eau s’il est encore ferme. Si non, ajouter la purée de noisette, mélanger et ajouter un peu de poivre et de sel si besoin.

Servir dans deux assiettes creuses et parsemer de persil frais, de noisettes et de poireau finement émincé. J’ai également décorer l’assiette avec quelques dés de courge rôtie qui me restaient.

Granola « extra pépites » – sans huile

Depuis quelques années, je fais sans cesse la même recette de granola façon « banana bread » car je ne m’en lasse pas! Je l’avais postée sur Instagram ici, elle est très simple, saine et se conserve très bien. Et en plus c’est une autre façon d’utiliser une banane un peu trop mûre.

Oui mais voilà, justement, j’avais envie d’une version sans banane 🙂

En général, pour obtenir de vraies pépites de granola, bien croustillantes, il ne faut  pas lésiner sur la quantité d’huile et de sirop. Ce type de granola n’est donc pas forcément idéal comme petit déjeuner au quotidien …

J’ai donc réfléchi à une alternative qui permettrait tout de même de lier le granola afin de faire des pépites. Pour cela, j’ai remplacé le combo huile/sirop par un mélange de graines de lin/purée d’oléagineux/sirop et compote de pommes. Le pouvoir liant des graines de lin n’est plus à présenter, idem pour la compote de pommes et la purée. Ces derniers permettent d’ajouter un peu de sucre et de gras et d’ainsi se passer d’huile. La quantité de sirop est ainsi réduite au minimum.

Pour la recette, je vous présente ici la version la plus « classique » mais je vous propose également 4 versions, afin de varier les saveurs, un peu plus bas.

Enfin, quelques conseils pour bien réussir votre granola :

  1. le four ne doit pas être trop chaud, au risque d’obtenir un granola très doré sur le dessus mais pas cuit à cœur (max 170 degrés)
  2. la cuisson doit durer au moins 1 heure afin que le granola soit complètement « desséché », il faut évacuer toute l’humidité des céréales pour que celles ci soient bien croustillantes
  3. bien laisser refroidir avant de conserver le granola dans un bocal hermétique. Si vous le mettez encore tiède, de la condensation risque de se créer et vous allez ajouter encore de l’humidité …

 

Quantités pour 1 grand bocal – temps de préparation : 10 minutes – temps de cuisson : environ 1 heure

Ingrédients :

  • 15 gr de graines de lin moulues
  • 40 gr d’eau
  • 50 gr de purée d’amandes blanches
  • 70 gr de compote de pommes sans sucre jouté
  • 30 gr de sirop d’agave
  • 1 cc d’extrait de vanille
  • 4 pincées de fleur de sel
  • 250 gr de gros flocons d’avoine*
  • 100 gr de kasha*
  • 30 gr de graines (moitié tournesol moitié courge)

Notes :

*veiller à prendre des gros flocons d’avoine (et non des petits ou moyens), la capacité d’absorption n’est pas la même et vous obtiendrez un meilleur résultat (ils sont disponibles en vrac)

*vous pouvez aussi prendre du sarrasin décortiqué (non grillé donc) mais le kasha est plus savoureux

Versions possibles :

Pour alterner les saveurs, il suffit de changer la purée/ le sirop/les graines ou oléagineux. Les possibilités sont nombreuses! Et n’hésitez pas à ajouter une cuillère à café d’épices de votre choix.

Version choco/cacahuètes : purée de cacahuètes + cacahuètes + 10 gr de cacao + fleur de sel + sirop d’érable

Version noisettes/cardamome : purée de noisettes + noisettes + 5 gr de cardamome + sirop d’agave

Version sésame (ma préférée !) : moitié purée d’amandes blanches moitié tahin + sésame grillé + fleur de sel + sirop de dattes

Version amandes/cannelle : purée d’amandes complètes + amandes + 10 gr de cannelle + vanille + sirop d’érable

Version coco/cajou : beurre de coco + noix de cajou + noix de coco râpée + vanille + sirop de coco

Étapes de la recette :

Moudre les graines de lin et les mélanger avec l’eau dans un cul de poule. Laisser reposer 5 minutes, les temps qu’un gel se forme.

Ajouter la compote de pommes, la purée, le sirop et l’extrait de vanille et mélanger. Laisser poser 5 minutes à nouveau.

Ajouter enfin les flocons, le kasha, les graines et le sel. Mélanger le tout avec une spatule, les graines doivent être parfaitement enrobées.

Verser le tout sur une plaque couverte de papier sulfurisé et tasser bien le mélange avec la spatule pour faire un rectangle d’environ 30*20 cm. N’hésitez pas à bien appuyer pour que les flocons adhèrent entre eux.

Faire cuire 30 minutes au four à 170 degrés. Puis sortir la plaque du four et la laisser reposer 10/15 minutes afin que le granola se « soude » et que vous puissiez le manipuler : retourner le et séparer le en pépites de la taille de votre choix. Vous verrez alors que le centre est encore moelleux, et le dessus bien croustillant.

Remettre au four pendant 25/30 minutes à 160 degrés cette fois afin de finir de cuire le granola. N’hésitez pas à vérifier la cuisson, toutes les pépites doivent être bien sèches.

Laisser refroidir complètement le granola afin de le conserver dans un bocal. Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi ajouter des fruits secs (figues, abricots, dattes etc) découpés en petits dés.

Ce granola est parfait servi tout seul avec un peu de lait végétal ou du yaourt et des fruits frais.

 

Brioche à la crème de coco et PB

Au vu des températures de ce mois de juillet, on pourrait croire que j’ai laissé de côté mon four … Et pourtant, entre les fortes vagues de chaleur et l’humidité, les conditions étaient réunies pour faire un peu de boulange 😀

Ce n’est pas la première recette de brioche que je publie mais il est vrai que, lorsque je commence à maîtriser une recette, j’aime la retravailler et la faire évoluer.

Ici, j’avais envie d’une version qui se passe de margarine ou d’huile et, surtout, qui se conserve mieux.

Que la brioche soit végane ou non, le temps de conservation est assez limitée, elle a tendance à sécher dès le lendemain (et d’autant plus lorsqu’elle contient peu de matière grasse). Alors même si j’adore le pain perdu, c’est un peu frustrant de passer autant de temps à faire une recette et de ne pouvoir en profiter vraiment que le jour J.

Pour cette brioche version n°3, j’ai donc associé de la crème de coco à de la purée de cacahuète. Honnêtement, le goût de la coco est imperceptible mais il apporte beaucoup de moelleux. La purée de cacahuètes, quant à elle, apporte du liant et donne une mie bien filante.

Et pour plus de gourmandise, j’ai choisi de réaliser une brioche tressée fourrée au beurre de cacahuètes. Si vous n’êtes pas fan de cacahuètes, vous pouvez tout à fait utiliser de la purée d’amandes, de cajou ou même de noisettes, aussi bien dans la pâte à brioche que dans le fourrage. C’est ce que j’aime avec cette recette, les déclinaisons sont infinies.

Quantité pour 8 petites brioches ou 2 grandes – temps de préparation : 25 minutes + temps de pousse – temps de cuisson : 25 minutes

Ingrédients :

Pour la brioche

  • 350 gr de farine de blé T65
  • 7 gr de levure sèche de boulanger
  • 60 gr de lait végétal au choix*
  • 200 gr de crème de coco froide*
  • 60 gr de sucre blond
  • 5 gr de sel fin
  • 50 gr de purée de cacahuète*

Pour la pâte à tartiner

  • 60 gr de purée de cacahuètes
  • 20 gr de sirop d’érable (ou agave)
  • 20 gr de sucre complet (ou blond, la couleur sera juste plus claire)
  • 30 gr de yaourt de soja nature
  • 1 cc d’extrait de vanille
  • 2 pincées de sel fin

Pour la dorure : 2 cs de lait + 1 cc de sirop + une petite poignée de cacahuètes hâchées

Notes :

*j’ai testé cette recette avec la boisson coco et le lait d’amandes de la marque Alpro (tous deux sans sucre ajouté) et je n’ai pas noté de différence. Vous pouvez donc utiliser le lait de votre choix.

*la crème de coco est plus riche que le lait et affiche un taux de lipides de 20%, faîtes donc attention à bien le choisir. Je vous conseille les marques Kara ou Ayam qui donnent une belle crème (non bio). Vous pouvez aussi prendre une conserve en magasin bio et la laisser au minimum 48h au frais et ne récupérer que la partie solide mais j’ai remarqué que l’on obtient pas toujours la même quantité de crème, et que la qualité n’est pas égale d’une boîte à l’autre.

*il s’agit bien ici de purée de cacahuètes, sans ajout de sel, d’huile ou de sucre. Vous pouvez tout à fait la remplacer par la purée d’oléagineux de votre choix. En revanche, si vous utilisez une purée très fluide (c’est le cas de la purée de noisettes Jean Hervé ou de celle d’amandes blanches Damiano), je pense qu’il faudra réduire la quantité de 10 gr.

Étapes de la recette :

La veille, placer votre brique de crème de coco au frais.

Le jour J, commencer par faire tiédir le lait et ajouter y la levure. Laisser reposer 10 minutes, le temps d’activer la levure.

Dans le bol de votre robot, déposer la farine, le sel et le sucre. Ajouter le mélange eau et pétrir le temps d’incorporer le tout. Ajouter ensuite la crème de coco et pétrir 5 minutes. Ajouter enfin la purée de cacahuètes et pétrir de nouveau pendant 5 minutes.

Astuce : j’ai remarqué qu’il fallait pétrir la brioche un minimum de temps pour obtenir une mie filante. Si cette étape est raccourcie, la brioche sera moins filante.

Débarrasser la pâte à brioche sur un plan de travail légèrement fariné, plier la 5 ou 6 fois puis former une boule. Déposer là dans un cul de poule huilé et laisser lever 1h à 1h30 (dans un four éteint si besoin) et sous un torchon humide.

Pendant ce temps, préparer la crème : mélanger la purée de cacahuètes avec le sirop, le yaourt, le sucre, l’extrait de vanille et le sel. Réserver au frais.

Lorsque la brioche a doublé de volume, déposer la pâte sur un plan de travail fariné et, à l’aide d’un rouleau, former un rectangle de 35*25 cm environ. Déposer la crème à la cacahuètes sur toute la surface et rouler la brioche (du côte le plus long) en veillant à bien la serrer. Couper ensuite 8 morceaux.

Astuce : s’il fait trop chaud, n’hésitez pas à mettre le « boudin » de pâte au frais 15 minutes, il sera alors plus facile à couper.

Déposer les roulés dans 2 moules à cake chemisé (en laissant un peu d’espace entre chaque briochette) ou dans des moules à muffins individuels et laisser lever 30 à 45 minutes.

Faire chauffer le four à 180 degrés et badigeonner les brioches avec le mélange de lait et sirop, puis ajouter les cacahuètes hachées sur le dessus. Enfourner pour 25/30 minutes pour une grande brioche ou 15/20 minutes pour des briochettes individuelles.

Astuce : ne pas hésiter à mettre une plaque au dessus de vos brioche pour éviter qu’elles ne dorent trop vite.

Ces brioches se conservent parfaitement jusqu’au lendemain dans une boîte hermétique. Au delà, je vous conseille de les trancher et de les congeler. Il ne vous restera plus qu’à les passer au grille pain le matin.

Tarte fine aux courgettes, crème de soja au miso blanc

Pour changer un peu des quiches et des pizzas, je vous propose aujourd’hui une tarte fine aux courgettes. Ici, pas besoin de moule puisque la pâte est étalée et cuite directement sur une plaque pour un petit côté rustique.

Le fond est donc composé d’une pâte brisée sans gluten à base de farine de riz et de pois chiches. Le goût de cette dernière n’est pas trop présent car je ne voulais pas qu’il prenne le dessus sur la garniture. J’ai également ajouté un peu de yaourt de soja nature afin de jouer le rôle de liant. C’est l’alternative que je préfère pour remplacer les œufs, la tenue est sans comparaison et cela permet de ne pas mettre trop de gras.

D’ailleurs vous pouvez tout à fait remplacer l’huile par de la purée d’oléagineux (amandes pour une version neutre ou sésame pour donner un peu de goût), je le fais généralement pour les pâtes sucrées. Dans ce cas, ajouter l’eau peu à peu car il faudra sans doute ajuster la quantité (selon la fluidité de votre purée).

Enfin, à la manière d’une pizza blanche, j’ai ajouté une sauce crémeuse dans le fond de la tarte à base de crème de soja, miso blanc et ail. C’est un peu ma sauce à tout faire car je l’utilise dans beaucoup de plats : risotto, pâtes aux champignons, sur des légumes grillés, ou même pour faire des fromages de cajou. Le miso blanc apporte une touche sucrée qui rappelle légèrement le fromage, surtout si vous y ajouter également un peu de levure maltée (je n’en ai pas mis ici).

Quantités pour une tarte de 24 cm de diamètre environ – temps de préparation : 20 min – temps de cuisson : 20 min

Ingrédients :

Pour la pâte brisée

  • 120 gr de farine de riz complet
  • 80 gr de farine de pois chiches
  • 50 gr de fécule de pommes de terre
  • 60 gr de yaourt de soja nature
  • 50 gr d’huile d’olive
  • 60 gr d’eau fraiche
  • 2 gr de sel fin

Pour la crème

  • 100 gr de crème de soja
  • 7 gr de miso blanc
  • 1/2 cc d’ail en semoule
  • 15 gr de jus de citron
  • 1 cc de levure maltée (facultatif)

Pour la garniture

  • 2 courgettes (soit environ 500 gr)
  • 5 gr d’huile d’olive
  • 1 cc d’herbes de provence
  • le zeste d’un demi citron
  • sel, poivre
  • quelques graines au choix (courge, tournesol ou pignons de pin)

Étapes de la recette :

Commencer par réaliser la pâte en mélangeant les farines, le sel et la fécule avec le yaourt et l’huile d’olive à l’aide d’une spatule. Puis ajouter l’eau et utiliser ensuite vos mains pour former une boule. Laisser reposer au frais 15 minutes le temps de réaliser la suite de la recette.

Faire chauffer l’huile d’olive (les 5 gr) dans une poêle à feu moyen. Détailler les courgettes en fines lanières (dans le sens de la longueur) à l’aide d’une mandoline ou, à défaut, avec un économe. Faire cuire 4/5 minutes avec les herbes de Provence, un peu de sel et de poivre. Ajouter les zestes de citron en fin de cuisson. Les courgettes doivent juste être saisies pour qu’elles aient rendu un peu d’eau. Réserver.

Préparer la sauce en mélangeant la crème de soja, le miso blanc, l’ail, le sel et le poivre. Puis ajouter en dernier le jus de citron (il va permettre de « resserrer » un peu la crème).

Étaler la pâte brisée entre deux feuilles de papier cuisson. Déposer la crème jusqu’à trois centimètres du bord puis déposer les courgettes. Rabattre les bords de la pâte et ajouter quelques graines de courge et de tournesol sur le dessus.

Faire cuire environ 20 minutes à 180 degrés et servir aussitôt.

Avec la même recette de tarte, n’hésitez pas à varier les légumes : les asperges fonctionnent très bien! Dans ce cas, pas besoin de les cuire avant, couper les en deux dans la longueur et déposer directement sur la tarte avec les herbes et le citron.

Pain sans gluten, sans gomme

J’avais déjà posté une recette de pain sans gluten ici (et une autre dans mon premièr ebook ) mais cela ne m’empêche pas de continuer de faire des essais afin d’avoir une recette inratable et la plus simple possible.

Ces derniers temps, j’utilise beaucoup la farine de sarrasin. J’aime sa saveur marquée et le fait que l’on puisse l’utiliser aussi bien en sucré qu’en salé. Et, d’un point de vue « santé », elle a l’avantage d’être non raffinée (donc d’avoir un IG bas) et elle est également riche en magnésium, en fibres et en protéines.

Autre point positif, c’est une farine que l’on trouve très facilement et qui est relativement peu « onéreuse » (en comparaison avec les autres farines sans gluten type quinoa, sorgho etc).

Pour en revenir à la recette, j’ai donc mélangé deux farines complètes (riz et sarrasin) associées à une fécule (pour apporter une meilleure tenue et plus de moelleux) et à une poudre préparée à partir de graines de lin, de chia et de psyllium.

J’ai découvert cette poudre dite « magique » ou « parfaite » dans le livre de Clémence Catz « chia, lin et psyllium » et on la retrouve dans de nombreux blogs dédiés au sans gluten car ce mélange permet de se passer de gommes (de guar, xanthane etc) et d’apporter du moelleux et une bonne tenue au pain.

 

Quantités pour un moule de 21*9 cm – temps de préparation : 15 min + temps de pousse 45/60 min – temps de cuisson : 40 min

Ingrédients :

  • 230 gr d’eau tiède
  • 5 gr de levure boulangère sèche*
  • 100 gr de farine de riz complet
  • 80 gr de farine de sarrasin
  • 70 gr de fécule de maïs
  • 10 gr de sucre blond
  • 3 gr de sel fin
  • 20 gr d’huile au choix (olive pour moi)
  • 15 gr de graines de lin
  • 7 gr de graines de chia
  • 3 gr de psyllium (en poudre)
  • 30 gr de graines au choix (facultatif)

Notes :

*j’utilise la levure du boulanger de la marque Alsa qui est sans gluten et me donne de bons résultats

Étapes de la recette :

Commencer par faire tiédir l’eau et y mélanger la levure. Puis laisser poser 5 à 10 minutes (la préparation doit légèrement mousser sur le dessus, preuve que la levure a été correctement activée).

Dans un cul de poule, mélanger les farines, la fécule, le sucre et le sel.

Dans un moulin à café ou dans un petit mixeur, moudre les graines de lin, de chia et le psyllium puis ajouter ce mélanger dans le cul de poule.

Astuce : il n’est pas toujours facile de moudre finement des graines lorsqu’il y a peu de quantités ou que votre mixeur est assez grand. Si c’est le cas, n’hésitez pas à doubler ou tripler les quantités de la poudre magique et à réserver le reste dans un bocal hermétique et au frais. Vous aurez ainsi le mélange de graines déjà prêt pour refaire du pain.

Verser l’eau additionnée de levure dans le cul de poule et mélanger à l’aide d’un fouet. Ajouter ensuite l’huile puis les graines si vous le souhaitez (j’ai utilisé des graines de courge et de tournesol).

Huiler le moule et verser la préparation. Lisser le dessus si besoin et laisser lever 45 à 60 minutes sous un torchon humide, dans un four éteint. Le pain va légèrement lever.

Faire cuire 40 à 45 minutes à 180 degrés puis laisser refroidir avant de couper.

Ce pain se conserve très bien 2 à 3 jours emballé dans du film alimentaire. Vous pouvez également le trancher et le congeler. Il suffira alors de passer les tranches quelques minutes au grille pain.

Riz au lait, compote de rhubarbe/fraises à l’hibiscus et gingembre

A force de voir des desserts à base de rhubarbe sur tous les réseaux sociaux, j’ai eu envie de vous proposer une recette avec ce fruit acidulé.

Manque de bol, impossible de mettre la main dessus alors que nous sommes en pleine saison! J’ai été dans plusieurs magasins bio à Paris, un supermarché et un primeur mais impossible d’en trouver … J’ai donc fini par acheter un sachet de rhubarbe surgelée mais utiliser de la fraîche si vous en avez.

J’ai associé la rhubarbe à un autre fruit de saison, plus sucré, la fraise, et le tout est cuit dans une infusion d’hibiscus avec un peu de gingembre frais. L’hibiscus permet d’obtenir une jolie couleur rouge et le gingembre vient relever le tout.

Et afin de contrebalancer l’acidité de le rhubarbe (sans ajouter trop de sucre), je l’ai accompagné d’un riz au lait bien vanillé et crémeux.

Quantité pour 6 personnes – temps de préparation : 10 minutes – temps de cuisson : 20 minutes

Ingrédients :

Pour le riz au lait

  • 130 gr de riz rond
  • 700 gr de lait d’amandes non sucré*
  • 80 gr de crème de coco*
  • 40 gr de sucre blond
  • 1 gousse de vanille

Pour la compote

  • 300 gr de rhubarbe découpée en tronçons
  • 100 gr de fraises
  • 1 sachet d’hibiscus
  • 200 gr d’eau
  • 40 gr de sucre blond
  • 1 morceau de gingembre frais de 4 cm
  • quelques gouttes de jus de citron

Pour servir : quelques chip de noix de coco, des fraises fraîches

Notes :

*d’une marque à l’autre, la composition des laits d’amandes est très variable (le taux d’amandes peut aller de 2 à 7%, idem pour le sucre). Le résultat de la recette pourra donc varier selon le lait utilisé. Personnellement, j’ai pris celui de la marque Alpro (il n’est pas bio, mais le prix est raisonnable – surtout quand on utilise presque une brique dans une recette – et la saveur d’amandes est légère)

*il s’agit de la partie épaisse d’une boite de lait de coco que l’on récupère après 48h au frais. A défaut, vous pouvez aussi utiliser du lait de coco (baisser à 60 gr dans ce cas car il sera plus liquide)

Étapes de la recette :

Commencer par chauffer 200 gr d’eau afin d’y faire infuser le sachet d’hibiscus pendant 4 minutes. Réserver.

Dans une casserole, faire chauffer le lait d’amandes, la crème de coco, le sucre et la gousse de vanille fendue en deux (dont vous aurez prélever les grains à l’aide d’un couteau). Lorsque la crème de coco est bien dissoute, ajouter le riz et laisser cuire à feu doux pendant une quinzaine de minutes tout en remuant régulièrement. Le riz doit être fondant.

Débarrasser le riz au lait dans un grand bol (ne vous inquiétez pas s’il y a beaucoup de liquide, il va épaissir en refroidissant)  et le couvrir d’un film alimentaire au contact. Laisser refroidir un peu à température ambiante avant de garder au frais.

Pour la compote, couper la rhubarbe en petits tronçons de 2 cm (en ayant pris soin de l’éplucher afin de retirer la partie filandreuse), les fraises en deux, râper finement le gingembre et déposer le tout dans une casserole avec l’infusion d’hibiscus et le sucre blond. Faire cuire à feu moyen pendant une vingtaine de minutes, jusqu’à ce que la rhubarbe ait « fondue » et soit bien tendre. Ajouter alors quelques gouttes de jus de citron et réserver au frais.

Pour servir, déposer le riz au lait dans un récipient, ajouter un peu de compote, des chips de coco et une ou deux fraises par personne.