Pain sans gluten (sans moule)

Pour toute personne qui a une alimentation sans gluten, le pain est l’aliment qui peut manquer le plus. Si l’on en trouve maintenant facilement en supermarché (bio ou non), je trouve la texture très sèche. La composition n’est également pas très alléchante car on peut y trouver de la graisse de palme, du dextrose, des épaississants etc (et si vous êtes vegan, lisez bien les étiquettes car certains contiennent des œufs et/ou du lait).

Réaliser soi même son pain me semble être une meilleure option. D’autant plus que le pain sans gluten peut être finalement plus simple à réaliser car les farines sans gluten ne sont pas panifiables (il n’est donc pas nécessaire de pétrir la pâte, geste qui peut être un peu délicat). Il existe également des mix sans gluten tout prêts mais acheter vos farines séparément vous reviendra moins cher et vous pourrez contrôler ce que vous mettez dedans et même varier les farines pour jouer sur les saveurs.

Vous trouverez beaucoup de recettes de pains sans gluten sur internet mais  la pâte est très liquide et nécessite un moule (type moule à cake). Ce n’est pas un inconvénient en soi mais j’aime pouvoir réaliser de petits pains individuels par exemple. La recette que je vous propose peut donc se travailler à la main et vous pourrez lui donner la forme que vous souhaitez.

Quantités pour 1 pain d’une dizaine de tranches ou 5/6 petits pains – temps de préparation : 15 min + 1h de levée et 45 min de cuisson

Ingrédients :

  • 270 gr d’eau tiède
  • 5 gr de levure de boulanger sèche
  • 100 gr de farine de riz complet + 3 à 4 cs (pour façonner le pain)
  • 50 gr de farine de sarrasin
  • 50 gr de farine de teff
  • 50 gr de fécule de mais
  • 10 gr d’huile d’olive + 1 cs pour la cuisson
  • 10 gr de graines de lin moulues
  • 10 gr de psyllium blond*
  • 1/2 cc de sel (ou plus selon votre goût)

Notes:

*le psyllium est une poudre issue d’une plante et est très riche en fibres, il est habituellement utilisé pour lutter contre les maux intestinaux (pour régulariser le transit) mais il est très intéressant en cuisine pour remplacer le gluten et apporter du moelleux aux préparations

Étapes de la recette :

Dans un bol, mélanger l’eau tiède et la levure et laisser agir environ 5 à 10 min. L’eau tiède va permettre d’activer la levure.

Ajouter ensuite les farines et la fécule et mélanger. J’utilise mon batteur électrique qui a un embout « pétrin » mais vous pouvez également utiliser une cuillère en bois, ce sera juste un peu plus long car la pâte est très collante. Ajouter ensuite l’huile d’olive, les graines de lin, le psyllium et le sel. Continuer de mélanger jusqu’à ce que le mélange soit homogène.

Fariner votre plan de travail avec les deux cuillères à soupe de farine de riz et déposer votre pâte dessus. Celle-ci est toujours collante mais à mesure que vous allez la pétrir et intégrer un peu de farine elle va se détacher et former une boule. C’est signe que votre pâte est prête.

Il ne vous reste plus qu’à lui donner la forme souhaitée et à la laisser lever une heure sur une plaque (allant au four et recouverte de papier sulfurisé) sous un linge humide. Personnellement, je fais lever mon pain dans mon four préchauffé 2/3 min à 100 degrés (avant de commencer la recette). Ainsi, je suis sûre que le pain sera dans un droit assez chaud et humide.

Au terme de la levée, déposer un peu d’huile d’olive sur le pain (cela va permettre d’avoir une plus jolie croûte) et faites cuire 45 min environ à 210 degrés (moins si vous avez réalisé de petits pains).

Le pain obtenu a une mie dense mais très moelleuse et a surtout une tenue parfaite.

Menu de Noël : le dessert – dôme de mousse au chocolat orange

Nous finissons donc ce menu de noël sur la touche sucrée avec un dôme au chocolat, garni de mousse au chocolat et déposé sur un sablé au sarrasin et à l’orange. L’association du chocolat et de l’orange est un classique et se marie très bien avec la légère amertume du sarrasin.

Pour la mousse, j’ai volontairement revu les proportions chocolat/aquabafa afin d’obtenir une mousse un peu moins chocolatée et plus légère car les dômes sont déjà fort en chocolat.En effet, dans la plupart des recettes, la répartition est généralement 50/50 voir 60% chocolat 40% aquabafa, vous pouvez donc aller dans ce sens si vous êtes adeptes de chocolat.

Concernant le sablé, j’ai réalisé la pâte avec de la farine de sarrasin et de la poudre d’amandes afin d’obtenir une base assez grasse car elle ne doit pas être cassante. Surveiller bien la cuisson du sablé, si vous le laissez un peu trop longtemps il sera trop sec et friable.

Je vous conseille de préparer ce dessert la veille ou le matin pour le soir afin de laisser assez de temps aux coques et à la mousse pour se raffermir.

Enfin vous aurez besoin d’une plaque en silicone pour réaliser la recette. Les quantités sont pour 5 dômes car j’avais 5 empreintes sur ma plaque.

Quantités pour 5 dômes de 9*4 cm – temps de préparation : environ 50 minutes + quelques heures de repos + 10 min pour assembler les dômes

Ingrédients :

Pour les coques

  • 120 gr de chocolat pâtissier à 52% de cacao

Pour la mousse

  • 150 gr d’aquabafa (le jus de cuisson d’une boîte de pois chiches)
  • 120 gr de chocolat pâtissier à 52% de cacao
  • quelques gouttes d’huile essentielle d’orange amère (facultatif)

Pour les sablés

  • 90 gr de farine de sarrasin
  • 60 gr de poudre d’amandes
  • 25 gr de farine de riz complet
  • 35 gr de sucre blond de canne
  • 50 gr d’huile neutre
  • 50 gr de lait d’amande
  • le zeste d’une orange
  • 5 cs de confiture d’oranges amères (pour le montage)

Étapes de la recette :

Commencer par la réalisation des dômes : faites fondre le chocolat au bain marie et, à l’aide d’un pinceau, déposer une première couche de chocolat dans vos moules. Laisser prendre 5 minutes au congélateur et appliquer une seconde couche. Réserver au réfrigérateur.

Poursuivre avec la mousse et faites également fondre le chocolat au bain marie. Récupérer l’eau de cuisson d’une boîte de pois chiches et la fouetter au batteur électrique jusqu’à l’obtention d’une mousse bien ferme.

Dans un cul de poule, mélanger un peu de blanc en neige avec le chocolat puis ajouter au fur et à mesure les blancs en les intégrant à l’aide d’une maryse pour ne pas les casser. Si vous le souhaitez, vous pouvez également ajouter quelques gouttes d’huile essentielle d’orange amère.

Remplir les dômes avec cette mousse jusqu’au bord et laisser prendre au réfrigérateur au minimum 5 à 6 heures.

Il ne reste plus qu’à réaliser les sablés que je vous conseille de faire le jour même car les pâtisseries vegan sans gluten ont tendance à s’assécher assez vite. Ajouter tous les ingrédients secs dans un bol avec le zeste d’une orange et jouter peu à peu l’huile et le lait d’amande en mélangeant à la main. Étaler la pâte sur du papier sulfurisé et aplatissez la à l’aide d’un rouleau. Garder tout de même un peu d’épaisseur (environ 5 mm) et découper 5 cercles légèrement plus grands que vos dômes.

Faire cuire les sablés 15 minutes à 190 degrés.

Une fois les sablés refroidis, déposer une cuillère à soupe de confiture d’orange sur le dessus. Démouler les dômes avec délicatesse, poser les sur les sablés et servir.

Pour la décoration, j’ai appliqué au doigt un peu de colorant alimentaire doré.

Notes : les dômes doivent rester une petite dizaine de minutes à température ambiante avant d’être servis sinon ils seront trop durs et difficile à couper

Cake salé aux olives et au cumin

Alors voilà une des recettes qui m’a donnée le plus de fil à retordre! Je vous le disais déjà sur ma recette de muffins, j’étais toujours déçue des textures des gâteaux vegan et sans gluten, je ne retrouvais jamais le moelleux des versions avec œufs et/ou avec gluten : trop denses, trop humides etc … ça n’allait jamais! Mais j’ai persévéré, j’ai fait un nombre incalculable d’essais (très loin d’être immangeables mais je n’étais pas satisfaite) et je suis finalement arrivée à un résultat qui me convient et qui, je l’espère, vous réconciliera aussi avec ce type de recette. Car oui, on peut manger vegan et sans gluten et réussir de beaux gâteaux gourmands.

Pour revenir sur mes essais, je crois que mon erreur était de vouloir multiplier les substituts aux œufs et au gluten. J’entends pas là que j’avais tendance à mettre des graines de lin ou de chia, de la compote de pomme ou banane (pour les versions sucrées), de la purée d’oléagineux, un peu de gomme (guar, xanthane ou psyllium), du vinaigre de cidre etc … Et c’était trop! J’ai donc simplifier la recette et j’ai enfin obtenu le moelleux que je voulais. Le cake a bien gonflé et pas une trace de pâte « non cuite » au centre au moment de le découper.

La recette qui suit est volontairement très légère (avec 40 grammes d’huile pour un cake d’une douzaine de parts) car j’ai l’habitude d’en faire un vrai repas. J’adore en préparer le week-end en hiver avec une grande quantité de soupe et j’en ai ainsi pour plusieurs jours. J’en prends quelques tranches, j’ajoute un peu de crudités, de Sojami, quelques graines et le tour est joué. Si vous souhaitez faire une version un peu plus « riche » (pour un apéritif par exemple), vous pouvez donc tout à fait augmenter la quantité d’huile à 50 grammes.

Enfin, je vous propose ici une association de saveurs assez « classique » car l’idée était d’avoir une bonne recette de base que vous pouvez agrémenter selon les saisons et selon votre goût. Par exemple, en été l’association tomates séchées/olives/courgettes rappées (pour apporter du moelleux) est un indétrônable. Pour cet hiver, j’ai très envie de tester avec un peu de courge ou de carottes rappées, du curry et de la coriandre en poudre. N’hésitez pas à ajouter également quelques dés de tofu lactofermenté.

Quantités pour un moule de 23*7 cm (environ 12 parts) – temps de préparation : 15 min et 40/45 min de cuisson

Ingrédients :

  • 100 gr de farine de riz complet
  • 80 gr de farine de mais
  • 40 gr de farine de pois chiches
  • 30 gr de fécule de mais
  • 150 gr de tofu soyeux (poids net égoutté)
  • 230 gr de lait de soja (non sucré)
  • 40 gr d’huile d’olive
  • 8 gr de levure
  • 1 pincée de bicarbonate
  • 1 cc de mix gom*
  • 80 gr d’olives grossièrement hachées
  • 1 à 2 cc de cumin en poudre (selon votre goût)
  • 2 cc de curcuma en poudre
  • 1 cs d’herbes de provence
  • sel, poivre

Notes :

*comme pour les recettes précédentes, l’ajout de gomme (ici un mix de guar et xanthane) est facultatif mais apporte tout de même plus de moelleux et de tenue, vous pouvez la remplacer par 1  cc de gomme de guar ou de psyllium

Étapes de la recette :

Dans un bol, verser les farines et la fécule. Mixer le tofu soyeux afin d’obtenir une crème épaisse et ajouter le aux farines ainsi que le lait de soja; mélanger bien. Pour mixer le tofu soyeux j’utilise un mini hachoir à herbes car le contenant est petit, c’est parfait au vu de la quantité de tofu. Sinon, passer le tofu au blender avec le lait de soja pour avoir une préparation bien lisse.

Ajouter ensuite à la préparation l’huile d’olive, les épices, les sel et poivre, la levure, le bicarbonate et le mix gom. Bien mélanger de nouveau et ajouter enfin les olives.

Verser la pâte dans un moule a cake huilé et fariné. Je vous conseille d’éviter de fariner avec la farine de riz car celle-ci est très blanche et votre cake gardera des traces blanches sur le côté après cuisson. Utiliser plutôt la farine de mais pour garder une joli couleur jaune.

Il ne vous reste qu’à faire cuire votre cake 40/45 min à 200 degrés.

Au niveau de la conservation, le cake était tout aussi moelleux le lendemain. Mais si vous souhaitez le conserver au delà je vous conseille de réchauffer les tranches quelques minutes au four ou, encore mieux, de congeler les tranches et de les passer au  grille pain lorsque vous souhaitez les manger. Vous en aurez ainsi toujours sous la main.

Cheesecake façon « pumpkin pie »

Je vous avais déjà proposé une recette de cheesecake salé sur le blog, alors il manquait forcément la version sucrée!

Evidemment, on ne peut pas vraiment parler d’un cheesecake puisque celui-ci ne contient pas de fromage mais une préparation à base de yaourt de soja. Égoutté dans une étamine (ou compresse), l’eau va s’écouler et il ne va rester que la partie crémeuse : c’est ce qui va remplacer le cream cheese. Vous pouvez acheter du cream cheese vegan dans certaines boutiques spécialisées mais j’ai conscience que tout le monde n’a pas accès à ce genre de magasins alors je souhaitais utiliser un ingrédient que l’on a tous sous la main. L’utilisation du yaourt de soja donne un résultat très crémeux et très léger (bien plus selon moi que les recettes avec du tofu qui restent un peu trop denses).

Concernant les saveurs, j’ai souhaité rester dans des produits de saison avec une touche anglo-saxonne et leur célèbre « pumpkin pie ». Il s’agit d’une tarte à la citrouille, comme son nom l’indique, servie traditionnellement à Thanksgiving. L’appareil est réalisé à partir de purée de citrouille et d’un mélange d’épices : cannelle, noix de muscade, gingembre et clous de girofle. J’ai pour ma part choisi le potimarron qui a naturellement une saveur douce et sucrée, et donne une purée bien lisse. Pour éviter d’avoir un gâteau trop épicé, j’ai réalisé deux appareils : une crème à la vanille et une crème façon « pumkin pie ». En alternant les deux, on obtient en plus un très joli marbrage! Ne vous inquiétez pas, c’est très simple à réaliser et je vous explique tout un peu plus bas.

La recette peut paraître un peu longue car il faut prévoir de la commencer 24h en avance. Mais toute la préparation est très simple et aucun ingrédient compliqué n’entre dans la réalisation de ce cheesecake.

Quantités pour un moule de 18 cm de diamètre (environ 6 parts) – temps de préparation : 45 min + 45 min de cuisson (prévoir de commencer la recette 24h avant)

Ingrédients :

Pour le biscuit

  • 80 gr de flocons d’avoine (grossièrement mixés)
  • 30 gr de poudre d’amandes
  • 20 gr de sirop d’agave
  • 30 gr d’huile de coco fondue

Pour la crème à la vanille

  • 1 pot de 500 gr de yaourt de soja nature (j’ai utilisé la marque Provamel)
  • 30 gr de purée de noix de cajou (ou amandes, mais le goût de la cajou est plus doux)
  • 40 gr de sirop d’agave
  • 15 gr de fécule de mais
  • 1 gousse de vanille (ou 1 cc d’extrait de vanille)

Pour la crème « pumpkin pie »

  • 180 gr de purée de potimarron
  • 20 gr de lait d’amande
  • 20 gr de sirop d’agave
  • 8 gr de fécule de mais
  • 2 cs de la crème à la vanille
  • 1/2 à 1 cc de cannelle en poudre
  • 1 pincée de mélange 4 épices

Étapes de la recette :

Si vous prévoyez de servir le cheesecake au dîner, il vous faudra commencer par mettre le yaourt de soja à égoutter la veille au réfrigérateur (environ 8h). Pour cela, j’ai recouvert une passoire (à petits trous) de compresses (achetées en pharmacie) et j’ai versé mon yaourt dessus. Placer ensuite la passoire sur une assiette creuse afin de récupérer l’eau qui va s’écouler. Après une nuit au frais, le yaourt aura bien épaissi et aura pris une texture très crémeuse.

Le matin, commencer par préparer le biscuit : il suffit de mixer grossièrement les flocons d’avoine et de les mélanger du bout des doigts avec la poudre d’amande, le sirop d’agave et l’huile de colo fondue. Étaler ensuite la préparation dans un moule à manquer et tasser bien. Je vous conseille de mettre du papier sulfurisé dans le fond du moule pour que le gâteau se démoule parfaitement. Mettez ensuite le biscuit à cuire au four à 170 degrés environ 10/15 min, jusqu’à ce que le dessus soit légèrement coloré.

Pour la crème à la vanille, mélanger dans un bol la purée de cajou, le sirop d’agave, la fécule et les graines de vanille et ajouter ensuite le yaourt de soja égoutté. La crème doit être bien lisse, sans grumeaux.

Pour la crème « pumpkin pie », procéder de la même manière : mélanger le sirop d’agave, le lait d’amande et la fécule puis ajouter la purée de potimarron et les épices. Je vous conseille de mixer brièvement la purée afin d’avoir un résultat bien lisse. Prélever ensuite 2 cuillères à soupe de la crème à la vanille et ajouter dans la préparation au potimarron et mélanger les deux.

Il ne reste plus qu’à procéder au montage : recouvrer entièrement le biscuit d’une couche de crème à la vanille (environ un bon tiers de la préparation). Avec une cuillère à soupe, j’ai ensuite disposé de petits tas de crème au potimarron (de forme ronde). Puis, par dessus le potimarron, j’ai remis un peu de crème à la vanille et ainsi de suite jusqu’à ce que vous n’ayez plus de crème. L’idée est d’avoir plusieurs superpositions des différentes crèmes sur toute la surface du gâteau. Enfin, avec une baguette chinoise (ou la pointe d’un couteau), j’ai dessiné des « arabesques ». Pas besoin de faire de dessin précis, les crèmes vont facilement se mélanger et faire des jolies marbrures.

J’ai oublié de prendre des photos lors de la réalisation du marbrage donc si mes explications ne sont pas claires, vous pouvez visionner la vidéo suivante : https://www.youtube.com/watch?v=q8c_0JTe5r8

Dernière étape, la cuisson : le cheesecake doit cuire à basse température (160 degrés) pendant 30 à 40 min. Surveiller bien la cuisson car il ne doit pas dorer. Le gâteau est prêt lorsqu’il n’est plus « tremblotant » (je vérifie en bougeant doucement le moule).

Laisser le gâteau reposer à température ambiante et entreposer ensuite au réfrigérateur jusqu’au moment de servir. Le cheesecake doit rester au frais au moins quelques heures afin de raffermir.

Muffins choco-noisette sans gluten

J’ai testé beaucoup de recettes de muffins vegan et sans gluten et j’ai souvent été déçue : la pâte est souvent trop sèche et friable, ou à l’inverse trop dense avec une texture un peu « pâteuse » en bouche.

Après plusieurs essais, je crois être enfin arrivée à un recette qui me satisfait. Et surtout, celle-ci est très simple : pas besoin de séparer les ingrédients secs et liquides, ni d’attendre que le vinaigre de cidre agisse ou encore que le gel de graines de lin se forme. Cette recette ne nécessite aucun ingrédient « compliqué » puisque la majorité sont sans doute déjà dans votre placard; et en plus vous n’aurez besoin que d’un bol et d’un fouet pour la préparer!

Enfin, libre à vous de décliner cette recette en utilisant de la poudre d’amande plutôt que de noisette et de mettre des fruits secs à la place du chocolat.

Quantités pour 6 gros muffins – temps de préparation : 10 min et 25/30 min de cuisson

Ingrédients :

  • 130 gr de farine de riz complet
  • 50 gr de fécule de mais
  • 40 gr de poudre de noisette
  • 30 à 40 gr de sucre de canne (selon votre goût)
  • 100 gr de compote de pommes (sans sucre ajouté)
  • 50 gr de purée de noisette ou amande complète
  • 20 gr d’huile végétale neutre
  • 150 gr de lait d’amande
  • 5 gr de levure
  • 1 pincée de bicarbonate
  • 1/2 cc de mix gom*
  • 60 gr de pépites de chocolat
  • 30 gr de noisettes (grossièrement concassées)

Notes :

*il s’agit d’un mélange tout prêt de gomme de guar et de gomme xanthane, son utilisation est facultative mais je trouve qu’elle apporte davantage de tenue et de moelleux aux muffins

Étapes :

Verser les ingrédients secs puis les ingrédients liquides dans un bol (sauf les pépites de chocolat et les noisettes) et mélanger à l’aide d’un fouet jusqu’à ce que la pâte soit bien homogène. Ajoutez ensuite les pépites et les noisettes et mélanger rapidement.

Verser la pâte dans des moules à muffins et faites cuire 25/30 min au four à 210 degrés.

Quiche au potimarron, oignons rouges et tofu

Je vous propose de nouveau une recette à base de potimarron mais cette fois sous forme de quiche. Associé à l’oignon rouge et au tofu lactofermenté, cette quiche joue sur les saveurs sucrées salées et la texture du tofu rappelle celle d’un fromage frais.

Comme vous pouvez le voir sur les photos, mes quiches sont très épaisses car j’utilise un moule à manqué avec des bords assez hauts. C’est ainsi que j’aime les quiches, bien garnie, avec beaucoup de légumes, et non avec un appareil très fin (qui donne l’impression de manger davantage de pâte brisée). Si vous souhaitez utiliser un moule à tarte plus classique, je vous conseille donc de réduire les quantités d’un tiers environ.

Quantités pour un moule de 19 cm ou 4 petits de 9 cm – temps de préparation : 30 min + 45 min de cuisson

Ingrédients :

Pour la pâte brisée

  • 250 gr de farine de petit épeautre complète
  • 50 gr d’huile d’olive
  • 55 gr d’eau
  • une pincée de sel

Pour l’appareil

  • 1/2 potimarron
  • 2 oignons rouges
  • 100 gr de tofu lactofermenté au tamari*
  • 300 gr de tofu soyeux (poids net égoutté)
  • 150 gr de lait de soja (nature, non sucré)
  • 40 gr de fécule (de mais ou de pomme de terre)
  • 20 gr de purée de noix de cajou
  • 1/2 cc de curcuma en poudre
  • 1 cs d’huile d’olive
  • sel * et poivre

Notes :

*le tofu lactofermenté a bien plus de goût que le tofu nature (relativement neutre) et la texture est proche de la feta, vous pouvez l’utilisez dans une salade ou le mélanger avec un peu de crème et le tartiner sur du pain. Il existe du tofu lactofermenté nature, au pesto etc mais celui au tamari a un goût un peu plus prononcé très agréable

*vous pouvez utiliser du sel kala namak pour apporter un goût « souffré » qui rappellera celui de l’œuf (une pincée sur le dessus de la quiche avant de servir)

Étapes de la recette 

Commencer par faire cuire le potimarron. Le plus simple est de bien le nettoyer de le laisser cuire entier au four pendant une petite heure. Il sera ainsi plus facile à couper. Sinon, vous pouvez l’éplucher et le détailler en cubes afin de le faire revenir directement à la poêle.

Pendant la cuisson du potimarron, préparer la pâte brisée. Dans un bol, ajouter tous les ingrédients et mélanger du bout des doigts jusqu’à former une boule. Si besoin, ajouter un peu de farine ou d’eau. La pâte doit être souple et ne plus attacher aux doigts. Abaisser ensuite la pâte à l’aide d’un rouleau à pâtisserie et foncer le moule (ou les moules). Piquer la pâte avec une fourchette et réserver au frais.

Émincer les oignons en lamelles et faites les revenir dans une poêle légèrement huilée. Détailler le potimarron cuit en dés et ajouter les dans la poêle. Laisser revenir quelques minutes.

Dans le bol d’un blender, ajouter le tofu soyeux, le lait de soja, la fécule, le curcuma, la purée de noix de cajou, le sel et le poivre et mixer jusqu’à l’obtention d’un appareil bien lisse.

Sortir votre moule du réfrigérateur, disposer les oignons et le potimarron dans le fond. Ajouter le tofu émietté et verser l’appareil par dessus. Vous pouvez recouvrir la quiche de quelques graines de courge et de tournesol.

Faire enfin cuire la quiche 45/50 min au four à 210 degrés (25/30 min si vous avez choisi des moules individuels). Servir à température ambiante.

Couscous aux légumes d’hiver et falafels de patates douces

Pour cette nouvelle recette salée, j’ai souhaité revisiter le couscous. C’est un plat que l’on peut rendre vegan très facilement en omettant simplement le beurre dans la semoule puisqu’il existe déjà une version végétarienne dans la cuisine traditionnelle marocaine. Mais j’avais envie d’aller un peu plus loin dans le changement : ici pas de semoule de blé, mais une semoule de choux fleur; les pois chiches sont intégrés sous forme de farine; et j’ai utilisé de la patate douce afin de réaliser des boulettes. Enfin, mois de novembre oblige, pas de courgettes mais un mélange de légumes de saison : carottes, navets, panais et fenouil.

Cette recette n’a plus grand chose de traditionnel si ce n’est les épices utilisées mais on retrouve le côté réconfortant de ce plat.

Quantités pour 4 personnes – temps de préparation : une bonne heure (cuisson comprise)

Ingrédients :

Pour les falafels de patate douce (une douzaine)

  • 500 gr de patate douce (environ 2 patates, poids net une fois épluchées)
  • 120 gr de farine de pois chiche
  • 40 gr de fécule de pomme de terre
  • 1 petite poignée de feuilles de coriandre ciselée
  • 1 cc de cumin en poudre
  • 1 cc de paprika
  • 1/2 cc de piment en poudre
  • 1 cs de gomasio ou graines de sésame
  • 1 cs d’huile d’olive
  • sel et poivre noir

Pour les légumes et le bouillon

  • 6 carottes
  • 3 navets
  • 2 panais
  • 1 fenouil
  • 1 oignon
  • 2 cs d’huile d’olive
  • 1 à 2 cs de ras el hanouth
  • 2 bâtons de cannelle
  • 2 feuille de laurier
  • sel, poivre noir

Pour la semoule de choux fleur

  • 1 choux fleur
  • 1 cs d’huile d’olive
  • 1 cc de curcuma en poudre
  • sel, poivre noir

Étapes de la recette :

Commencer par porter une casserole d’eau à ébullition. Éplucher et détailler les patates douces en gros cubes. Les faire cuire environ 15/20 min dans l’eau bouillante jusqu’à ce qu’elles soient bien tendres.

Pendant ce temps, faites chauffer deux cuillères à soupe d’huile d’olive dans un faitout afin d’y faire revenir l’oignon et le fenouil détaillés en fines lamelles. Ajouter ensuite les carottes découpées en tranches biseautées (d’environ 1 cm d’épaisseur), les navets et panais en cubes. Essayer de donner la même taille à vos légumes afin que le temps de cuisson soit le même. Ajouter ensuite une ou deux cuillères à soupe de ras el hanouth (selon votre goût) et faites revenir les légumes une dizaine de minutes. Ajouter de l’eau jusqu’au niveau des légumes, les bâtons de cannelle et les feuilles de laurier et laisser mijoter environ 30/40 minutes à feu moyen.

Les patates douces doivent être à présent cuites, égoutter les et transvaser les dans un bol. Les réduire en purée à l’aide d’une fourchette ou d’un presse purée et ajouter la farine de pois chiches, la fécule, le cumin, le paprika, le piment, la coriandre ciselée et le sel et poivre. Bien mélanger le tout. Si besoin, rajouter un peu de farine jusqu’à ce que le mélange soit malléable. A l’aide d’une cuillère à soupe, prélever un peu de pâte et réaliser des boulettes en les roulant dans vos mains. Les disposer sur un plaque recouverte de papier sulfurisé. A l’aide d’un pinceau, étaler un peu d’huile d’olive sur les boulettes, ajouter quelques pincées de gomasio ou de sésame et faire cuire au four 30 minutes à 210 degrés (position grill sur les 5 dernières minutes pour les faire dorer).

Dernière étape de la recette : la semoule de choux fleur. Pour cela, il vous suffit de détailler votre choux fleur en fleurettes (ne pas garder les tiges les plus épaisses) et de les passer au mixeur rapidement (avec la lame en S). Faites ensuite revenir la semoule dans une poêle légèrement huilée avec le curcuma, le sel et poivre. Cela ne prendra que quelques minutes car le but est de retirer l’excédent d’eau du choux fleur et de le réchauffer. La semoule doit rester un peu ferme.

Dresser enfin les falafels de patate douce, la semoule et les légumes dans des bols. Vous pouvez également garder un peu de bouillon et y ajouter de la pâte d’harissa pour que chacun se serve. En touche finale, j’ai ajouté quelques feuilles de coriandre et amandes effilées.