Aubergines rôties au miso et nouilles Soba

Je vous retrouve aujourd’hui pour une nouvelle recette salée d’inspiration japonaise. C’est une cuisine qu’on connait finalement assez peu et qu’on a tendance à réduire aux suhis, gyoza et autres brochettes grillées. A première vue, pas évident pour les végétariens/véganes!

Pourtant, la cuisine japonaise regorge de condiments tous plus savoureux les uns que les autres (et parfois très épicés) comme le gingembre, le wasabi, le tamari ou encore le miso. C’est ce dernier que j’ai choisi d’utiliser afin de revisiter un plat typique, le « nasu denkaku ». Ce sont des aubergines japonaises rôties au four puis nappées d’une sauce épaisse à base de miso.

Le miso est une pâte  fermentée à base de soja, de riz ou d’orge, de sel et de ferments. Il est principalement utilisé dans la fameuse soupe miso (pour parfumer le bouillon) mais aussi dans de nombreuses salades ou pour relever des marinades. Il existe également différentes sortes de miso (selon la céréale utilisée) qui ont tous une saveur et une couleur différente. Vous trouverez facilement deux sortes de miso de riz en magasin bio : le miso blanc et le miso brun. J’utilise le premier pour les fromages de cajou ou les sauces car je trouve qu’il donne un petit goût fromager (sans doute à cause de la fermentation). Il est moins salé et peut également s’employer dans des recettes sucrées (!). Pour la recette qui suit, nous allons donc utiliser le miso brun.

Quantités pour 4 personnes – temps de préparation : 15 min – temps de cuisson : 30 min

Ingrédients :

Pour les aubergines

  • 3 belles aubergines (environ 800 gr)
  • 3 cs de miso brun
  • 2 cs de tamari
  • 2 cs de sirop d’agave
  • 2 cc d’huile de sésame
  • 2 cs d’huile neutre (type colza)
  • 2 cc de vinaigre de riz
  • un petit morceau de gingembre râpé (environ 3 cm)
  • 2 cs de sésame blond

Pour les nouilles soba

  • 300 gr de nouilles soba*
  • 2 cs de purée de cajou ou d’amande blanche
  • environ 5 cs d’eau
  • 2 cc d’huile de sésame
  • 2 cc de tamari

Pour servir

  • 200 gr de tofu lactofermenté au tamari (ou nature, à défaut)
  • 2 oignons verts ou ciboule
  • quelques pincées de piment séché en poudre

Notes :

*veiller à prendre des nouilles 100% sarrasin (ou même de riz) si vous êtes intolérants au gluten

Étapes de la recette :

Commencer par laver et détailler les aubergines en gros dés d’environ 2*2 cm.

Dans un bol, mélanger tous les ingrédients de la sauce (miso, tamari, sirop d’agave, huile et huile de sésame, gingembre et vinaigre de riz) et ajouter les aubergines. Mélanger bien le tout afin que les légumes soient bien imprégnés de la sauce.

Disposer les légumes sur une plaque et les faire rôtir au four 20 à 30 minutes à 200 degrés puis, 5 minutes avant la fin, ajouter les graines de sésame et continuer la cuisson au four (le temps de saisir les graines).

Pendant ce temps, porter une casserole d’eau à ébullition et préparer la sauce des nouilles : mélanger la purée d’oléagineux, l’huile, le tamari et l’eau (jusqu’à obtenir une sauce bien lisse et pas trop épaisse).

Pour la cuisson des nouilles, je vous conseille de les faire cuire 1 minutes de moins que sur les indications du paquet (les nouilles soba sont souvent trop cuites et collantes) et de goûter si besoin avant de les égoutter. Passer les de suite sous l’eau froide afin d’arrêter la cuisson (nb : si les nouilles attachent, repasser les brièvement sous l’eau froide).

Détailler les oignons en fines lamelles et émietter le tofu.

Verser la sauce sur les nouilles et répartir sans attendre dans 4 bols. Ajouter par dessus les aubergines, le tofu et un peu d’oignons. Vous pouvez également ajouter un peu de piment séché en poudre (selon votre goût).

Gâteau « rustique » aux noisettes, abricots et framboises

Avant d’en venir à la recette, je voudrais juste vous donner quelques astuces sur la pâtisserie sans gluten. Je vous en avais déjà parlé ici  et, après de nombreux essais, je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’acheter des farines de quinoa, sorgho et cie pour réussir un gâteau (d’autant plus qu’elles sont très chères). A ce jour, mon mix préféré se compose de farine de riz complet (60%), maïs (ou pois chiche selon la saveur recherchée, à hauteur de 20%) et fécule (20%). Je joue ensuite sur les pourcentages selon la saveur (plus ou moins marquée) ou la texture souhaitée (plus ou moins aérée).

Bien sûr, vous pouvez ensuite varier autour de cette base avec des farines plus typées (châtaigne, sarrasin etc) afin de diversifier les goûts et les apports nutritionnels. Car c’est aussi tout l’intérêt de la cuisine sans gluten, la palette de goût est très large et, ces farines, souvent complètes, sont très intéressantes nutritionnellement parlant.

Pour en revenir à mon gâteau, j’avais envie d’un dessert assez rustique, bien épais et pas trop sucré, avec une saveur assez marquée. J’ai donc utilisé ici du sucre complet ainsi que des noisettes torréfiées. Cette étape va permettre de donner beaucoup plus de goût aux noisettes et de vraiment révéler leur parfum. L’utilisation de sucre complet donne une jolie couleur et j’adore la manière dont les bords du gâteau caramélisent !

Dernier point, j’ai utilisé un petit moule afin d’avoir un gâteau bien haut mais libre à vous de prendre un moule un peu plus large (autour de 20 cm) afin de disposer davantage de fruits dessus.

Quantités pour un moule de 18 cm – temps de préparation : 15 min – temps de cuisson : environ 45 minutes

Ingrédients :

  • 120 gr de farine de riz complète
  • 40 gr de farine de maïs
  • 50 gr de noisettes réduites en poudre (de préférence torréfiées)*
  • 60 gr de fécule de maïs
  • 70 gr de sucre complet (type muscovado, rapadura etc)
  • 150 gr de tofu soyeux ou yaourt de soja*
  • 80 gr d’huile de pépins de raisins*
  • 150 gr de lait végétal
  • 7 gr de levure chimique
  • 3 gr de bicarbonate (environ 2 grosses pincées)
  • 1 cc de mix gom ou gomme de guar (facultatif)*

Et pour les fruits :

  • 125 gr de framboises
  • 6 abricots
  • 2 cs de noisettes hachées (pour décorer)

Notes :

*j’ai réalisé ici ma poudre de noisettes moi même tout simplement en les passant dans un mixeur. Je préfère faire cela car, d’une part, c’est moins cher (les poudres d’oléagineux sont hors de prix en magasins bio!) et, d’autres part, je trouve que les amandes et noisettes entières en vrac ont plus de goût. Si votre poudre est encore un peu grossière, vous pouvez également la passer au tamis. Mais cela ne sera pas utile dans cette recette

*j’ai une large préférence pour le tofu soyeux car le goût est vraiment neutre alors que le yaourt a un goût de soja assez prononcé. Ce n’est pas gênant ici car il y en a peu mais vous pouvez intervertir les deux selon votre préférence.

*j’utilise régulièrement l’huile de pépins de raisins dans les gâteaux pour ses qualités nutritionnelles et sa saveur très douce mais n’importe quelle huile fonctionnera (colza, coco etc). N’hésitez pas à varier les huiles en cuisine comme en pâtisserie car chaque huile apporte des nutriments bien distincts.

*comme pour mes autres recettes, l’ajout de gomme est facultatif mais je trouve qu’il ajoute un petit peu plus de tenue (et peut être une meilleur conservation)

Étapes de la recette :

Si vous réalisez vous-même votre poudre de noisettes, commencer par les torréfier. Pour cela, il suffit de les étaler sur une plaque et de les passer au four environ 10 minutes à 170 degrés et de remuer régulièrement.

Laisser les refroidir et garder 2 cuillères à soupe de noisettes pour décorer le gâteau puis mixer le reste dans un petit robot.

Préparer les fruits : laver et dénoyauter les abricots et garder les oreillons entiers.

Dans un bol, déposer la farine de riz, la farine de mais, la fécule, le sucre et la poudre de noisettes. Mélanger le tout puis ajouter le tofu soyeux mixé (ou le yaourt de soja), l’huile, le lait et mélanger de nouveau.

Ajouter enfin la levure, le bicarbonate et le mix gom et donner un dernier coup de fouet.

Ajouter un peu de margarine dans votre moule puis verser la moitié de l’appareil. Disposer dessus la moitié des fruits (abricots et framboises), verser le reste de la pâte et ajouter les derniers fruits (enfoncer les légèrement si besoin). Ajouter enfin quelques noisettes concassées pour décorer.

NB : j’ajoute les fruits au fur et à mesure dans la pâte car cela évite que les framboises ne colorent de trop le gâteau. Mais vous pouvez aussi tout ajouter dans l’appareil, puis verser le mélange dans le moule

Il ne reste plus qu’à cuire le gâteau environ 45 minutes à 190 degrés (à ajuster selon la taille de votre moule, pour le mien, j’ai dû prolonger la cuisson de 10 minutes). n’hésiter pas à plonger la pointe d’un couteau au centre du gâteau pour vérifier la cuisson (la lame doit ressortir sèche).

Laisser refroidir le gâteau à température ambiante avant de le couper et conserver le dans du film plastique (jusqu’à deux jours).

 

Petites « crèmes » au thé matcha et cerises

Depuis qu’il commence à faire vraiment chaud j’ai découvert une nouvelle passion pour le thé matcha! J’avais détesté ça la première fois que j’en avais goûté il y a quelques années mais dans un latte bien frais c’est vraiment bon (je vous conseille de l’associer avec du lait d’avoine à la vanille ou avec un lait à base de coco)!

Depuis, j’ai réalisé pas mal de recettes avec, en commençant par les smoothies bowl, mais aussi les porridges, un cake, des cookies et j’en passe ! Pour la recette que je partage aujourd’hui, j’avais envie d’un dessert léger aux fruits afin d’utiliser le kilo de cerises que j’avais acheté.

J’en achète rarement (ou peu) car honnêtement le prix en bio/français est hallucinant mais, cette fois, ma ruche proposait des cerises à 5 euros le kilo alors je n’ai pas hésité!

J’ai donc réalisé des petites crèmes façon clafoutis au thé matcha et cerises que j’ai cuit dans des pots à crème brûlée afin d’avoir un dessert pas trop épais. On ne pas vraiment parler d’un clafoutis car la texture se rapproche plus d’une crème aux œufs car j’ai utilisé principalement du tofu soyeux. Ce dessert est peu sucré et très frais et fonctionne parfaitement avec tous les fruits (penser toutefois à ajuster la quantité de sucre selon le taux de sucre des fruits utilisés).

Quantités pour 4 petits clafoutis – temps de préparation : 10 min, temps de cuisson : 30 min

Ingrédients :

  • 400 gr de tofu soyeux (poids net égoutté)
  • 100 gr de lait végétal*
  • 30 gr de fécule de mais
  • 40 gr de purée d’amande blanche
  • 40 gr de sucre bond (non raffiné de préférence)
  • 1 cc de thé matcha
  • les graines d’une gousse de vanille (ou 2 cc d’extrait de vanille)
  • 2 cs d’amandes effilées (pour décorer)
  • une vingtaine de cerises

Notes :

*j’ai utilisé ici du lait d’avoine à la vanille de la marque Lima. J’ai un vrai coup de cœur pour ce lait qui est très doux et sans sucre ajouté (le goût est pourtant légèrement sucré grâce à l’avoine et à la note de vanille) mais n’importe quel lait fonctionnera très bien ici.

Étapes de la recette :

Commencer par dénoyauter les cerises (ce n’est pas obligatoire mais c’est tout de même plus agréable en bouche) et garder les de côté. Ce sera l’étape la plus longue de cette recette car le reste ne prend que deux petites minutes!

Dans un blender, mixer le tofu soyeux et le lait végétal. Puis ajouter le sucre, la fécule, la purée d’amandes, le matcha et la vanille et mixer de nouveau jusqu’à obtenir un appareil bien lisse.

« Graisser » légèrement 4 petits moules à crème brûlée et verser l’appareil. Disposer ensuite les cerises et les amandes effilées.

Faire ensuite cuire 30 min à 190 degrés. Lorsque le centre est juste pris, c’est signe que c’est cuit! Puis laisser refroidir à température ambiante et placer enfin les crèmes au réfrigérateur et patienter au moins 2 heures avant de les déguster.

« Banana bread » marbré à la caroube

C’est donc la seconde recette de « banana bread » que je vous propose sur le blog (le première est ici) mais il faut dire que c’est quand même très bon et que c’est aussi une excellente façon d’utiliser des bananes un peu « passées »!

Cette fois, j’ai choisi de le faire un peu plus gourmand et de réaliser de jolies marbrures grâce à la caroube. Pourquoi la caroube? D’abord pour changer un peu du cacao mais surtout parce que son goût est beaucoup plus doux (il rappelle le chocolat légèrement caramélisé) et conviendra parfaitement à toutes les personnes qui trouvent le cacao trop amer.

C’est également une bonne occasion de consommer un produit plus « local » car la caroube est la poudre obtenue à partir des fruits du caroubier qui pousse autour de la méditerranée (à l’inverse du cacao qui vient généralement d’Amérique du sud et d’Afrique).

D’un point de vue nutritionnel, la caroube est plus riche en glucides que le cacao (d’où sa saveur sucrée) mais pauvres en lipides. C’est une bonne source de fibres, de potassium, de calcium, et elle est dépourvue de caféine.

Enfin, concernant la recette, j’ai une fois de plus fait le choix d’utiliser des farines sans gluten peu onéreuses et commercialisées dans tous les magasins bio puisque ce « banana bread » ne contient que de la farine de riz complet, de la fécule de mais et de la poudre d’amande.

Quantités pour un moule à cake de 23*7 cm (une douzaine de tranches) – temps de préparation : 10 min – temps de cuisson : 45 min

Ingrédients :

  • 240 gr de bananes bien mûres (poids sans la peau, environ 2 grosses bananes)
  • 60 gr de compote de pommes sans sucre ajouté
  • 140 gr de farine de riz complet
  • 60 gr de poudre d’amande
  • 40 gr de fécule de mais
  • 40 gr d’huile de coco fondue
  • 30 gr de sirop d’agave
  • 150 gr de lait de soja
  • 8 gr de levure
  • 1 pincée de bicarbonate de soude
  • 1 cc de vanille en poudre
  • 30 gr de caroube + 40 gr de lait de soja

Étapes de la recette :

Dans un bol, écraser les bananes à l’aide d’une fourchette jusqu’à obtenir une purée bien lisse. Ajouter la compote de pommes et mélanger.

Ajouter ensuite la farine, la poudre d’amandes et la fécule et mélanger de nouveau. Procéder de la même façon avec le sirop d’agave et l’huile de coco. Ajouter enfin la vanille, la levure et la pincée de bicarbonate et séparer l’appareil en deux.

Dans un petit bol, mélanger la caroube et les 40 gr de lait de soja légèrement tiédi pour que la caroube se dissolve plus facilement. Verser cette préparation à une des moitiés de la pâte. Vous obtiendrez donc deux préparations : une nature et une à la caroube.

Huiler et fariner un moule à cake. Afin de réaliser les marbrures, il suffit d’alterner les couches de chacune des deux préparations. Verser quelques cuillères de la préparation nature, puis de celle à la caroube et ainsi de suite jusqu’à épuisement des deux mélanges.

Faire cuire le « banana bread » pendant 45 minutes à 190 degrés. Le gâteau est cuit lorsque la lame du couteau ressort propre. Laisser refroidir avant de couper en tranches. J’ai conservé ce « banana bread » deux jours enveloppé dans un torchon propre.

Astuce pour obtenir de jolies marbrures : cela ne sert à rien de couvrir tout le fond du moule puisque la pâte va peu à peu s’étaler à mesure que les couches se succèdent. Au contraire, il vaut mieux mettre peu de chaque pâte afin de faire un maximum de couches (ce qui sera visuellement plus joli). Pour vous donner une idée, la première couche « remplit » environ la moitié du moule (en largeur et en longueur, ce qui correspond à 3/4 cuillères à soupe). La seconde couche sera elle un peu plus petite que la première puisqu’elle se pose au centre.

Quiche aux carottes, lait de coco et cumin

J’aime beaucoup réaliser des quiches ou des tartes tout au long de l’année. C’est assez rapide à faire, le dîner est prêt pour plusieurs repas d’avance et surtout c’est un bon moyen d’utiliser des légumes un peu passés.

Avec le peu de légumes disponibles sur les étals en ce moment, j’ai fait le choix d’utiliser des carottes pour cette recette mais vous pouvez tout à fait les remplacer par des poireaux par exemple. Il faudra juste penser à les faire cuire un peu plus longtemps avec un fond d’eau.

Pour l’appareil, j’ai utilisé du tofu soyeux (qui selon moi donne vraiment le meilleur résultat en terme de tenue et de texture) mais cette fois mélangé avec du lait de coco. Ce lait, beaucoup plus riche que les autres laits végétaux, apporte plus de moelleux à la quiche et surtout beaucoup de saveur.

Pour la pâte brisée, j’ai utilisé un mélange de farine de riz complet, de maïs et de pois chiches. J’aime particulièrement le goût de cette dernière dans les préparations salées et surtout avec les épices telle que le cumin et la coriandre. En revanche, cette farine est très gourmande en eau, il faut donc ajuster les quantités de liquide par rapport à la version au petit épeautre que j’avais publiée ici.

Quantités pour un moule de 18 cm (4 à 6 parts) – temps de préparation : 20 min, temps de cuisson : 40 min

Ingrédients :

Pour l’appareil

  • 4 carottes (environ 400 gr)
  • 1 oignon
  • 1 cs d’huile d’olive
  • 300 gr de tofu soyeux
  • 150 gr de lait de coco
  • 30 gr de fécule de maïs
  • 1/2 à 1 cc de cumin en poudre (selon votre goût)
  • 1/2 cc de curcuma en poudre
  • 2 pincées de coriandre en poudre
  • sel, poivre

Pour la pâte brisée

  • 100 gr de farine de riz complet
  • 50 gr de farine de maïs
  • 50 gr de farine de pois chiches
  • 50 gr d’huile d’olive
  • 60 gr d’eau
  • sel

Étapes de la recette :

Commencer par faire revenir la cuillère d’huile dans une poêle sur feu moyen. Émincer l’oignon et le faire revenir quelques minutes. Éplucher et râper les carottes (de préférence avec le plus gros trou de la râpe pour garder pus de « mâche ») et faire revenir avec l’oignon. Ajouter ensuite la coriandre en poudre, une demie cuillère à café de cumin en poudre, du sel et du poivre et laisser revenir à feu doux pendant une dizaine de minutes.

Pendant ce temps, préparer la pâte brisée : mélanger les farines et le sel dans un bol et ajouter l’huile et l’eau. Mélanger du bout des doigts afin de former une boule. Abaisser la pâte à l’aide d’un rouleau à pâtisserie et la déposer sur un moule préalablement huilé et fariné. Si la pâte se casse (ce qui est possible si comme moi vous utilisez un moule à bords hauts), il suffit de recoller des morceaux de pâtes et de bien tasser. Après cuisson, la pâte va bien se tenir.

Piquer le fond de tarte à l’aide d’une fourchette et réserver au frais.

Préparer enfin l’appareil de la quiche. Verser le tofu soyeux, le lait de coco et la fécule dans le bol du blender et mixer. Ajouter ensuite le sel, poivre, curcuma (pour donner une jolie couleur jaune) et une demie cuillère à café de cumin supplémentaire. Mixer de nouveau.

Mélanger cet appareil aux carottes et verser le tout sur le fond de tarte. C’est à ce moment là que j’égalise les bords de ma tarte pour laisser seulement un demi centimètre dépasser.

Enfin, faire cuire la tarte au four environ 40 minutes à 190 degrés. Patienter 10 à 15 minutes avant de la découper.

« Oatmeal cookies » aux fruits secs

Les « oatmeal cookies » sont un autre classique des pâtisseries anglo-saxonnes. Ils sont réalisés à partir de farine et de flocons d’avoine mais j’ai inversé ici les proportions en mettant bien plus de flocons afin d’obtenir un biscuit plus moelleux à l’intérieur et moins proche d’un cookie.

Ces cookies sont généralement réalisés avec des pépites de chocolat ou des raisins secs et, pour ma part, j’ai choisi de les agrémenter de divers fruits secs coupés en dés et de graines. Cela en fait un petit en-cas parfait en milieu d’après midi !

De plus, avec les quantités ci-dessous, j’obtiens 6 cookies assez épais. Cela permet justement de garder le côte moelleux à l’intérieur. Si vous souhaitez un résultat plus croustillant, vous pouvez tout à fait les aplatir davantage.

Quantités pour 6 gros cookies – temps de préparation : 10 min et 15 min de cuisson

Ingrédients :

  • 120 gr de petits flocons d’avoine
  • 40 gr de farine sans gluten*
  • 50 gr de sucre complet (type muscovado, rapadura)
  • 50 gr d’huile neutre*
  • 30 gr de poudre d’amandes
  • 70 gr de compote de pommes sans sucre ajouté
  • 70 gr d’un mélanges de fruits secs et graines*
  • 1 cc de cannelle en poudre
  • 1/2 cc d’extrait de vanille
  • 1 cc de levure chimique

Notes :

*en général j’utilise 20 gr de farine de riz complet et 20 gr de farine de maïs (qui apporte davantage de liant) mais cela fonctionne tout aussi bien avec uniquement de la farine de riz ou de maïs. En revanche je n’ai pas essayé avec le sarrasin mais je trouve qu’elle apporte un côté un peu trop « lourd » en pâtisserie

*je vous conseille d’utiliser une huile assez neutre en goût. J’ai une préférence pour l’huile de pépins de raisin mais vous pouvez aussi utiliser de l’huile de colza ou même de l’huile d’olive. J’aime aussi beaucoup utiliser les huiles de la marque Quintesens car elles se composent d’un mélange de diverses huiles ce qui permet d’avoir un apport nutritionnel assez complet

*vous pouvez mettre le mélange de graines et fruits secs de votre choix. Ici, j’ai pris un mélange tout prêt disponible en magasin bio, le mélange énergie, qui se compose de dattes, figues, cranberries, graines de tournesol, de courge etc…

Étapes de la recette :

Déposer les ingrédients secs dans un bol (flocons d’avoine, farine, sucre, poudre d’amande, levure et épices) puis ajouter la compote de pommes et l’huile et mélanger à l’aide des doigts.

Ajouter ensuite les fruits secs et graines de votre choix.

Lorsque la préparation est bien homogène, former 6 boules et les aplatir sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Je garde une épaisseur d’environ 1.5/2 cm.

Il n’est pas nécessaire de beaucoup les espacer car les cookies ne vont pas s’étaler, ils vont simplement gonfler un peu.

Faire cuire les cookies environ 15 minutes à 190/200 degrés à chaleur tournante. Je mets en général le four en position grill les deux dernières minutes afin de bien faire dorer les cookies.

Après quelques minutes de refroidissement vous obtiendrez des cookies bien moelleux à l’intérieur. Je préfère les manger lorsqu’ils sont encore un peu tiède mais vous pouvez très bien les conserver 2 jours dans une boîte hermétique.

Salade thaï à la cacahuète

Avec l’arrivée des beaux jours, l’envie de manger un peu plus de légumes crus se fait sentir et je me tourne plus facilement vers des salades. Mais c’est encore un peu tôt pour profiter des tomates, concombre et compagnie alors cette salade est un bon compris pour patienter un peu.

J’utilise ici du chou rouge, des carottes et des pousses de haricots mungo et, en plein été, je les remplace par des courgettes et des poivrons.

C’est une salade très simple et très rapide à faire et tout repose sur la sauce crémeuse qui l’accompagne. J’utilise de la purée de cacahuètes mais si vous n’aimez pas, vous pouvez tout à fait la remplacer par de la purée d’amandes ou de cajou.

Enfin, n’hésitez pas à varier les « sortes » de nouilles. J’ai privilégié les nouilles de riz complet (plus riches en nutriments et en fibres) mais vous pouvez tout aussi bien utiliser des nouilles de riz blanc ou encore des nouilles soba (attention, certaines sont réalisées à partir de blé ou d’un mélange blé/sarrasin).

Quantités pour 4 personnes – temps de préparation : 15/20 min

Ingrédients :

  • 200 gr de nouilles de riz (de préférence complet)
  • 1/2 chou rouge
  • 200 gr de pousses de haricots mungo
  • 4 carottes
  • 200 gr d’edamame

Pour la sauce

  • 2 cs bombées de purée de cacahuètes
  • 2 cs de tamari
  • 2 cc de vinaigre de riz
  • 1 cs de sirop d’agave
  • 1 cc de gingembre en poudre
  • le jus d’un citron vert

Pour servir

  • 1 citron vert
  • 4 cs de cacahuètes hachées
  • quelques brins de coriandre

Étapes de la recette :

Commencer par porter une casserole d’eau à ébullition pour y cuire les pâtes. Attention, la plupart des nouilles de riz ou de sarrasin nécessitent d’être préalablement trempées une dizaine de minutes dans de l’eau froide avant cuisson.

Pendant la cuisson des pâtes, préparer les légumes : éplucher et râper les carottes, détailler le chou rouge en fines lamelles, écosser les edamame et ajouter enfin les pousses de haricots mungo.

Préparer ensuite la sauce, diluer la purée de cacahuètes avec le tamari et le sirop d’agave. Puis ajouter le gingembre en poudre, le vinaigre de riz et le jus de citron.

Égoutter les nouilles et rincer les bien sous l’eau froide. Cela permettra d’arrêter la cuisson et d’éviter qu’elle ne collent. Laisser les s’égoutter quelques minutes.

Au moment de servir, si les pâtes sont légèrement collées, vous pouvez ajouter un peu d’eau froide pour les décoller. Lorsque j’en fais trop, je les conserve également dans un bol avec un tout petit peu d’eau froide.