Gâteau de polenta à l’orange et cardamome

J’avais un paquet de polenta qui traînait depuis longtemps dans mes placards et j’avais gardé en tête cette idée de gâteau sans vraiment avoir eu le temps de faire un essai. A la base j’étais plutôt partie sur une version au citron et romarin mais puisque nous sommes en pleine saison des oranges j’ai opté pour cet agrume associé à de la cardamome en poudre pour un gâteau légèrement épicé.

La polenta est une semoule de maïs (naturellement sans gluten donc) que l’on trouve surtout dans la gastronomie Italienne et qui, une fois cuite dans du bouillon, peut se consommer crémeuse ou sous forme de galettes poêlées. Elle est également utilisée dans des recettes sucrées tel que ce gâteau de polenta, souvent préparé avec de la ricotta, et qui existe également dans le sud ouest de la France sous le nom de millas.

Traditionnellement, cette recette nécessite une grande quantité d’œufs et le même poids de beurre/sucre/poudre d’amandes … Autant dire qu’on est loin de la recette vegan et que le résultat n’est pas des plus légers!

En revanche, l’avantage de ce gâteau, c’est qu’il ne nécessite pas de farine puisqu’il est essentiellement composé de poudre d’amandes. J’ai donc laissé les oléagineux apporter tout le moelleux afin de réduire la quantité d’huile autant que possible. Et le léger sirop apportera davantage d’humidité en fin de cuisson.

Enfin, je souhaitais le recouvrir d’un glaçage mais, si vous le réaliser, je vous conseille d’attendre que le gâteau soit parfaitement froid. Je n’ai pas été assez patiente et le mien a complètement fondu 😀

Et encore un dernier point avant de passer à la recette, je précise toujours les dimensions du moule utilisé afin que vous puissiez obtenir le même résultat (notamment au niveau de la hauteur du gâteau et du temps de cuisson). Donc, si votre moule est plus grand, n’oubliez pas de revoir les quantités en fonction de celui-ci!

 

Quantités pour un moule de 18 cm (6/8 parts) – temps de préparation : 15 minutes – temps de cuisson : environ 45 minutes

Ingrédients :

Pour le gâteau

  • 200 gr de poudre d’amandes
  • 150 gr de polenta instantanée*
  • 80 gr de sucre blond
  • 50 gr de sirop d’agave
  • 50 gr d’huile d’olive*
  • 200 gr de yaourt de soja nature sans sucre ajouté
  • le zest de 2 petites oranges (non traitées)
  • 50 gr de jus d’orange (soit le jus d’une petite orange)
  • 10 gr de cardamome en poudre
  • 5 gr de poudre à lever
  • 2 gr de bicarbonate alimentaire

Pour le sirop

  • 60 gr de jus d’orange
  • 20 gr de sucre blond

Pour le glaçage (facultatif)

  • 50 gr de purée d’amandes blanches
  • 15 gr d’huile de coco désodorisée
  • 10 gr de sirop d’agave

Pour décorer : quelques tranches d’orange, des fleurs séchées, des amandes effilées etc …

Notes :

*c’est bien de la polenta instantanée qu’il faut prendre car la mouture est bien fine (il en existe différentes tailles, comme pour la semoule de blé). Après cuisson, il restera quelques grains de polenta qui apporte de la texture au gâteau mais si vous souhaitez un résultat plus lisse, vous pouvez repasser la polenta dans un moulin à café pour obtenir une farine

*pour cette recette, préférer une huile d’olive de qualité et bien fruitée. Le goût de votre gâteau dépendra également de l’huile utilisée

Étapes de la recette :

Dans un premier bol, mélanger tous les ingrédients secs : poudre d’amandes, polenta, sucre, zests d’orange, cardamome, poudre à lever et bicarbonate.

Dans un second bol, mélanger tous les liquides : yaourt de soja, sirop d’agave, huile et jus d’orange; puis ajouter les sur la préparation sèche.

Verser la préparation dans un moule à manquer légèrement huilé et faire cuire à 160 degrés pendant 40/45 minutes (la lame d’un couteau doit ressortir sèche).

Lorsque le gâteau est cuit, préparer le sirop : mélanger le jus d’orange et le sucre et porter à ébullition une minute. Réaliser quelques incisions sur le dessus du gâteau à l’aide d’une lame et verser le sirop encore chaud directement dessus (les petits trous vont permettre de mieux absorber le liquide).

Vous pouvez ensuite déguster ce gâteau encore tiède ou refroidi.

Si vous souhaitez le décorer avec le glaçage, il suffira de faire fondre l’huile de coco et de la mélanger à la purée d’amandes et au sirop d’agave. Réserver ensuite au frais au moins 15/20 minutes afin que le glaçage prenne une consistance crémeuse.

Patates douces rôties, sauce cacahuète coco, brocolis et champignons

Je n’avais pas posté de recette salée depuis un moment et il faut dire que cette période de la saison n’aide pas! Je crois que le mois de janvier est un des plus pauvres au niveau des variétés de légumes!

Pour autant, j’adore respecter les saisons car, au delà de l’écologie, c’est un bon moyen pour essayer de nouvelles associations et assaisonner les légumes de différentes façons.

Je vous propose donc aujourd’hui une recette toute simple autour de la patate douce longuement rôtie au four afin d’obtenir un résultat bien sucré. Je l’ai accompagnée de brocolis et de champignons sautés au tamari ainsi que d’une sauce bien crémeuse à la purée de cacahuètes et lait de coco.

C’est une recette assez rapide à faire car, pendant que les patates douces cuisent, vous pouvez poêler les brocolis et les champignons et préparer la sauce. Je préfère cette méthode de cuisson pour les brocolis (plutôt que le four) car ils restent ainsi bien croquants.

Quantités pour 2 personnes – temps de préparation : 10/15 minutes – temps de cuisson : environ 40 minutes

Ingrédients :

  • 600 gr de patate douce
  • 200 gr de fleurettes de brocolis
  • 150 gr de champignons de Paris
  • 1 cs d’huile pour la cuisson
  • 10 gr de tamari
  • 1 cc de graines de sésame
  • sel, poivre (selon votre goût)

Pour la sauce :

  • 25 gr de purée de cacahuètes
  • 10 gr de tamari
  • 10 gr d’agave
  • 30 à 40 gr de lait de coco
  • 2 à 3 pincées de piment de cayenne (selon votre goût)

Pour servir : quelques cacahuètes concassées, sésame, piment

Étapes de la recette :

Laver et couper les patates douces en deux dans le sens de la longueur. Ajouter une pincée de sel sur chaque moitié et déposer les côté chaire sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Faire cuire 35 à 45 minutes au four chaleur tournante à 200 degrés. Les patates douces sont cuites lorsque la chaire est fondante (nb : en général, les sucs se dégagent et une sorte de caramel se forme autour des patates, c’est signe que c’est prêt!).

Pendant ce temps, détailler le brocoli en fleurettes pas trop grosses et les faire revenir à la poêle dans un peu d’huile environ 7/8 minutes pour qu’elles soient bien dorées. Ajouter un peu de sésame en fin de cuisson et une ou deux pincées de sel.

Faire de même avec les champignons et ajouter le tamari lorsqu’ils sont déjà un peu grillés. Poursuivre la cuisson une minute, le temps qu’ils absorbent la sauce. Réserver les légumes.

Réaliser enfin la sauce : mélanger la purée de cacahuètes avec le sirop d’agave, le tamari, le piment et le lait de coco. Ajouter plus au moins de lait selon la texture souhaitée. Il n’est pas nécessaire de saler la sauce car le tamari l’est déjà suffisamment.

Lorsque les patates douces sont cuites, déposer les dans une assiette et servir avec les brocolis, les champignons et ajouter la sauce par dessus.

 

 

Moelleux à la frangipane

Si comme moi vous n’êtes pas très fan de la galette des rois (le combo pâte feuilletée + frangipane + pâte feuilletée n’est pas des plus « fins »), vous trouverez ici une idée de gâteau bien moelleux qui vous rappellera cette pâtisserie mais dans une version un peu plus « digeste ».

Traditionnellement, la frangipane est réalisée à partir d’une crème pâtissière vanillée que l’on mélange à une crème d’amande. Ici, j’ai simplifié au maximum les ingrédients et le yaourt remplace la crème pâtissière (tout en jouant le rôle de liant). Vous pouvez donc utiliser le yaourt soja-amande de Provamel (ce que j’ai fait) pour renforcer le goût d’amandes (et sans sucre ajouté) ou la version vanille (pour un dessert plus sucré et plus doux). Si vous utiliser un yaourt nature, penser à augmenter l’extrait d’amande amère ou de vanille selon votre goût.

Quantités pour 6 personnes (moule 21*18 cm) – temps de préparation : 5 minutes – temps de cuisson : 25/30 minutes

Ingrédients :

  • 80 gr de poudre d’amandes
  • 55 gr de farine de riz complet
  • 30 gr de fécule de maïs
  • 15 gr de farine de maïs (ou, à défaut de farine de riz complet)
  • 120 gr de yaourt de soja
  • 40 gr d’huile neutre
  • 60 gr de sucre blond non raffiné
  • 5 gr de levure
  • 2 gr de bicarbonate de soude
  • 10 gr de vinaigre de cidre
  • 1 cc d’extrait de vanille
  • quelques gouttes d’extrait d’amande amère
  • 15 gr de rhum ambré (facultatif)
  • 2 cs d’amandes effilées pour la déco

Notes:

Pour encore plus de moelleux, vous pouvez ajouter une petite pomme (d’environ 100 gr) dans la pâte. Le goût sera très léger mais c’est une bonne astuce qui apporte encore davantage de moelleux à n’importe quelle gâteau!

Étapes de la recette :

Dans un premier bol, déposer tous les ingrédients secs : la poudre d’amandes, les farines, la fécule, le sucre, la levure et le bicarbonate et mélanger.

Dans un second bol, mélanger les ingrédients liquides : le yaourt, l’huile, le vinaigre, les extraits et le rhum.

Il vous suffit ensuite de bien mélanger les deux préparations et de verser la pâte dans un petit moule huilé (taille 21*18 cm pour moi), d’ajouter quelques amandes effilées et de cuire le gâteau 25/30 minutes à 180 degrés (penser à couvrir la gâteau à mi-cuisson si les amandes dorent trop (cela dépend des fours).

Laisser ensuite le gâteau refroidir une petite heure et servir aussitôt.

NB : conserver ensuite le moelleux au frais

 

 

 

Pad thai

Je vous propose aujourd’hui une recette des plus simples et qui ne prend que très peu de temps à préparer : en 15 minutes le tour est joué et tous les ingrédients cuisent en même temps! J’adore faire cette recette toute l’année et varier les légumes selon les saisons (avec par exemple des courgettes et des poivrons en été).

Quantités pour 2 personnes – temps de préparation/cuisson : 15 minutes

Ingrédients :

  • 120 gr de tagliatelles de riz
  • 100 gr de fleurettes de brocolis
  • 3 carottes (environ 300 gr)
  • 50 gr de pousses de haricot mungo
  • 1/2 oignon blanc
  • 1 cs d’huile

Pour la sauce :

  • 40 gr de purée de cajou*
  • 20 gr de tamari
  • 15 gr de sirop d’agave
  • 5 gr de vinaigre de riz
  • le jus d’un demi citron (environ 10 gr)
  • 1/2 cc de gingembre en poudre (environ 2 gr)
  • 2 pincées de piment en poudre (facultatif, selon votre goût)
  • 40 gr d’eau

Notes:

*vous pouvez remplacer la purée de cajou par de la purée d’amandes ou même de cacahuètes (comme dans cette salade) mais j’ai une préférence pour la purée de cajou dans ce plat car le goût est plus neutre et la texture plus crémeuse

Étapes de la recette :

Porter une casserole d’eau salée à ébullition et (selon les instructions de votre paquet) rincer les tagliatelles de riz à l’eau froide. Faire cuire les pâtes selon le temps indiqué. Lorsque les pâtes sont cuites, égoutter les et rincer les à l’eau froide (pour stopper la cuisson et éviter qu’elles ne collent). Réserver dans votre passoire.

Pendant ce temps, dans une sauteuse, faire chauffer la cuillère à soupe d’huile. Détailler l’oignon en fines lamelles, les carottes en tagliatelles (à l’aide d’un économe) et le brocolis en fleurettes.

Lorsque l’huile est chaude, ajouter l’oignon et le brocolis et faire revenir à feu moyen/vif pendant 2 ou 3 minutes, le temps de dorer les légumes. Baisser ensuite un peu le feu et ajouter les tagliatelles de carottes. Faire cuire 2 minutes tout en remuant. Ajouter enfin les pousses de soja dans la poêle et poursuivre la cuisson 1 minute.

Préparer la sauce : mélanger la purée de cajou, le sirop d’agave, le tamari, le vinaigre de riz, le jus de citron, le gingembre et le piment dans un bol. Lorsque la sauce est homogène, ajouter l’eau et mélanger de nouveau.

Verser les tagliatelles de riz dans la poêle (rincer les de nouveau si elles ont collé), mélanger avec les légumes puis ajouter la sauce. Si besoin, ajouter une ou deux cuillères à soupe d’eau, pour que tout le plat soit bien « enrobé ».

Servir immédiatement avec des cacahuètes, de la coriandre ciselée, et un quartier de citron vert.

« Escargots » aux pépites de chocolat

Je vous avais déjà proposé une première recette de petites brioches (ici) mais je dois avouer que je n’étais complètement satisfaite du résultat car la pâte était un peu délicate à travailler. J’avais donc envie de revoir les proportions afin d’obtenir quelque chose de plus facile à réaliser.

Entre temps, j’ai aussi lu pas mal d’astuces concernant les techniques de boulange et, en regroupant tout cela, je pense être arrivée au résultat que j’espérais.

Je vous propose donc une nouvelle recette de pâte briochée et, cette fois, je l’ai garnie de crème pâtissière à la vanille et de pépites de chocolat.

Quantités pour 8 roulés – temps de préparation : 30 min + 2h de pousse – temps de cuisson : 15 à 20 min

Ingrédients :

Pour la pâte à brioche

  • 250 gr de farine de blé T65
  • 40 gr de sucre complet (type muscovado, rapadura etc)
  • 60 gr de margarine ou huile de coco désodorisée*
  • 5 gr de sel fin
  • 130 gr de lait d’amande*
  • 5 gr de levure sèche de boulanger*

Pour la crème pâtissière (nb : nous n’utiliserons que la moitié pour cette recette)

  • 250 gr de lait d’amandes*
  • 30 gr de fécule de maïs
  • 40 gr de sucre blond
  • 30 gr de margarine ou huile de coco désodorisée*
  • 1 cc d’extrait de vanille
  • 1 gousse de vanille
  • 1 gr d’agar agr
  • 1 pointe de couteau de curcuma

Garniture

  • 50 gr de pépites de chocolat

Dorure

  • 10 gr de lait d’amandes
  • 10 gr de margarine*
  • 10 gr de sucre blond

Notes :

*je précise que j’ai utilisé la marque La Mandorle pour le lait d’amandes car d’une marque à l’autre le pourcentage d’amandes est très variable (de 2 à 7%) et cela influe sur le taux de gras du lait (un lait avec peu d’amandes sera beaucoup plus aqueux). Pour les recettes, préférez en général un lait plutôt gras, et donc riche en amandes, ou alors un lait de soja (les deux tournent autour de 3 gr de lipides pour 100 ml)

*j’utilise souvent la levure express de la marque Alsa car elle permet de faire lever des pâtes en 45/60 minutes (au lieu d’1h30, un vrai gain de temps!) mais elle n’est pas bio et il s’agit du groupe Unilever …

*vous pouvez utiliser de la margarine (sans huile de palme) ou de l’huile de coco (désodorisée) car les propriétés sont les mêmes mais j’ai une petite préférence pour la margarine qui donne une jolie couleur à la pâte, notamment pour la dorure (elle est également moins onéreuse que l’huile de coco)

Étapes de la recette :

Commencer par la pâte à brioche : faire tiédir le lait puis ajouter la levure, mélanger, et laisser poser 10 min.

Astuce n°1 : le lait doit être tiède, trop chaud il risque de « tuer la levure », trop froid, elle ne sera pas activée (vous devez pouvoir y tremper en doigt sans problème).

Pendant ce temps, déposer la farine, le sucre et le sel dans le bol de votre robot (ou dans un cul de poule), faire fondre la margarine.

Ajouter le mélange lait + levure à la farine, pétrir une première fois (à la main ou avec les embouts spécial boulange de votre batteur, ou encore dans votre mixeur s’il dispose d’un pétrin). Lorsque le mélange est uniforme ajouter la margarine fondue et continuer de pétrir. Au bout de 3 minutes environ, la pâte doit être bien lisse et se décoller du bol.

Déposer la pâte dans un cul de poule légèrement huilé et laisser lever le temps indiqué sur votre sachet de levure (de 45 minutes à 1h30).

Astuce n°2 : je laisse toujours lever ma pâte dans mon four éteint et préchauffé 2/3 minutes à 100 degrés. Puis je recouvre mon bol d’un torchon humide.

Pendant que la pâte lève, préparer la crème pâtissière : faire chauffer 150 gr de lait avec la gousse de vanille fendue en deux et l’extrait de vanille. Dans un bol, déposer le sucre, la fécule, l’agar-agar et la pointe de curcuma et mélanger au fouet avec les 100 gr de lait restant.

Astuce n°3 : séparer le lait en deux permet de correctement diluer la féculer avant d’y ajouter le lait chaud (étape durant laquelle on peut obtenir des grumeaux si on ne fouette pas assez vite).

Ajouter ensuite le lait chaud sur cette préparation, bien mélanger, puis remettre dans la casserole sur le feu pendant environ 2 minutes tout en fouettant (c’est prêt lorsque la crème a épaissi). Hors du feu, ajouter la margarine et les graines de la gousse de vanille. Puis débarrasser la crème dans un bol et filmer au contact (pour éviter que le dessus ne sèche). Laisser refroidir puis réserver au réfrigérateur.

Au terme de la levée, déposer la pâte à brioche sur le plan de travail légèrement fariné. Dégazer la pâte puis travailler la rapidement (en la pliant sur elle même 2 ou 4 fois, pas plus). Déposer la pâte sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et étaler la en un grand rectangle pas trop fin (+/- 5 mm) d’environ 25 cm de large et 30 cm de long.

Astuce n°4 : mettre la plaque 5 min au congélateur (ou 30 minutes au réfrigérateur) permet de la figer un peu pour qu’elle soit plus facile à travailler (plus la pâte chauffe, plus elle devient élastique)

Déposer la moitié de la crème pâtissière en fine couche sur le rectangle et ajouter les pépites de chocolat. Rouler ensuite la pâte le plus régulièrement possible et remettre au congélateur avant de couper 8 tronçons de 3 cm de large.

Déposer les tronçons sur une plaque et espacer les bien car ils vont de nouveau gonfler. Comme pour la première levée, je laisse les brioches dans mon four éteint préchauffé quelques minutes, mais je ne mets pas de torchon car il risque de coller aux brioches. cette seconde poussée dure 45 à 60 minutes.

Il ne reste alors plus qu’à appliquer la dorure au pinceau (il suffit de faire fondre tous les ingrédients ensemble) puis de faire cuire les escargots 15 à 20 minutes à 180 degrés.

Comme pour toutes les brioches vegan, ces escargots sont bien meilleurs le jour même (je pense qu’elles sèchent plus vite à cause de l’absence d’œufs) mais vous pouvez les conserver pour le lendemain dans une boite hermétique et les repasser au four 1 ou 2 minutes.

 

 

 

 

« Layer cake » au potimarron

Oui, je sais, encore une recette au potimarron! Mais les recettes sont infinies avec ce légume et encore plus lorsqu’on y ajoute des épices telle que la cannelle ! 🙂

Il y a quelques semaines j’avais fait un pumpkin bread et vous aviez été nombreux à me demander la recette. Je l’ai donc retravaillée mais à l’approche de thanksgiving et de noël j’ai eu envie d’un gâteau un peu plus festif. Je l’ai donc cuit en deux génoises et je l’ai garni d’un glaçage léger à la crème de noix de coco et purée d’amande.

Si vous souhaitez tout de même le faire sous forme de cake, ajouter alors 100 gr d’une mélange de fruits secs et graines (cranberry, noix de pécan, graines de tournesol et de courge par exemple) et prolonger la cuisson de 20 minutes.

Ce gâteau est peu sucré et peu gras mais la purée de potimarron le sucre naturellement et apporte le moelleux nécessaire.

Quantités pour un moule de 18 cm – temps de préparation : 30 min, temps de cuisson : 25 minutes

Ingrédients :

Pour deux génoises

  • 250 gr de chaire de potimarron cuite
  • 1 petite banane bien mûre (70 gr poids net)
  • 120 gr de farine de pois chiches
  • 70 gr de farine de riz complet
  • 40 gr de fécule de maïs
  • 50 gr de poudre d’amandes
  • 60 gr de sucre complet (rapadura, muscovado etc)
  • 60 gr d’huile (pépins de raisin pour moi)
  • 110 gr de lait de soja
  • 7 gr de levure chimique
  • 2 gr de bicarbonate de soude
  • 6 gr de cannelle en poudre
  • 4 gr de mélange 4 épices
  • 1 cc d’extrait de vanille

Pour le glaçage

  • 100 gr de crème de coco (la partie solide de la boîte)
  • 80 gr de purée d’amande blanche
  • 15 gr d’huile de coco fondue
  • 20 gr de sirop d’érable (ou d’agave)
  • 1 pointe de couteau de graines de vanille

Pour décorer

  • 4/5 noix hachées
  • quelques baies de goji

Étapes de la recette :

Au préalable (minimum 24h), placer la boite de coco au réfrigérateur (afin de séparer la crème de l’eau de coco).

Le jour J, écraser (ou mixer) la chaire de potimarron et la banane afin d’obtenir une purée bien lisse.

Dans un bol, déposer la farine de pois chiches et de riz complet, la fécule, la poudre d’amandes, le sucre, les épices, la levure et le bicarbonate. Mélanger tous les ingrédients puis ajouter la purée de potimarron/banane.

Ajouter ensuite l’huile puis le lait de soja et mélanger de nouveau. Ajouter enfin le vinaigre de cidre et mélanger une dernière fois la préparation.

Diviser la pâte en deux et verser la première moitié dans un moule chemisé. Faire cuire au four 20 à 25 minutes à 160 degrés. Démouler délicatement la première génoise puis verser la seconde partie et répéter l’opération (évidemment, si vous avez deux moules de la même taille, vous pouvez tout cuire en même temps).

La cuisson à basse température (à chaleur tournante) va permettre d’obtenir deux gâteaux bien lisse sur le dessus (sans bosse ni craquelure).

Pendant que les gâteaux cuisent, préparer le glaçage : prélever la crème (la partie solide) de la boîte de lait de coco et ne garder que 100 gr. Dans un bol, fouetter la crème de coco avec la purée d’amandes, le sirop d’érable, la vanille et l’huile de coco fondue. Placer le glaçage au frais pendant au moins une heure avant de l’utiliser. Si, comme moi, vous n’êtes pas assez patient, il coulera un peu du gâteau!

Lorsque les deux gâteaux sont bien refroidis, étaler 1/3 du glaçage sur un disque (jusqu’à 1 cm du bord), déposer le second disque puis verser le reste de la crème. Ajouter enfin quelques noix hachées pour décorer et des baies de goji par exemple. Placer le gâteau au moins 15/20 minutes au frais avant de le servir afin de figer de nouveau le glaçage.

 

 

 

 

Gnocchis au potimarron et patate douce, sauce au curry thaï

Je n’avais pas vraiment prévu de publier cette recette mais ce plat a suscité pas mal d’intérêt sur Instagram alors j’ai changé d’avis! Du coup je n’avais pas pris beaucoup de photos alors d’avance excusez-moi si l’article en manque un peu 😀

Les gnocchis, c’est un peu le plat dans lequel on a peur de se lancer car le façonnage est un assez fastidieux. Et pour peur que la pâte soit en peu collante, c’est la galère lors de la cuisson … Pourtant, le mélange est très simple et ne requiert pas de matériel particulier si ce n’est un bon écrase purée ! Et, surtout, c’est bien meilleur que ceux qu’on achète en supermarché, souvent trop caoutchouteux!

Ma version est évidement vegan et sans gluten et, pour cela il n’est pas nécessaire de remplacer l’œuf par un quelconque ingrédient. L’ajout de fécule et l’amidon de la patate douce suffisent à apporter du liant.

Pour rester dans les produits de saison, j’ai décidé d’utiliser un mélange de potimarron et de patate douce. Les deux ont une saveur assez sucrée et donnent aux gnocchis une jolie couleur orangée. En mettant au moins 50% de pomme de terre dans les gnocchis, on apporte suffisamment d’amidon pour lier la pâte d’une part, et, d’autre part, il n’est pas nécessaire d’ajouter trop de farine car la purée ne sera pas trop aqueuse.

Enfin, j’ai servi les gnocchis avec une sauce au curry thaï à base de lait de coco pour un résultat bien crémeux et gourmand.

Quantités pour 3/4 personnes (selon votre appétit) – temps de préparation : 45 minutes (vous pouvez préparer la pâte la veille)

Ingrédients :

Pour les gnocchis

  • 1 patate douce de 350 gr environ (poids net avant épluchage)
  • 300 gr de chaire de potimarron cuite (soit un petit potimarron, et s’il vous reste de la chaire, pas de panique, vous pouvez l’utiliser pour ma recette de granola )
  • 120 gr de fécule de mais
  • 120 gr de farine de riz complet + 1 ou 2 cs pour le plan de travail
  • 4 pincées de sel

Pour la sauce

  • 1 cs d’huile de coco
  • 1 petite gousse d’ail
  • un morceau de gingembre d’environ 1 cm
  • 4 /5 feuille de curry séchées* (facultatif, voir notes)
  • 1 cs de pâte de curry rouge
  • 1 cc de curcuma en poudre
  • 1 boîte de 400 ml de lait de coco
  • 2 branches de coriandre pour servir

Notes :

*je trouve les feuilles de curry séchées en épicerie fine. Elle ne sont pas indispensables mais elles permettent de parfumer davantage la sauce en les faisant « frire » dans l’huile (qui prend ainsi le goût des feuilles avant d’y faire revenir le reste des ingrédients)

Étapes de la recette :

Si votre potimarron n’est pas cuit, mettez le directement au four (entier) pendant 45 à 60 minutes à 190 degrés, jusqu’à ce que vous puissiez y planter un couteau très facilement. Après cuisson, couper le en deux, retirer les graines, et récupérer la chaire (sans la peau) afin d’avoir 300 gr.

Pendant ce temps, porter une casserole d’eau à ébullition, éplucher la patate douce et détailler la en gros cubes. Faire cuire 20 minutes puis égoutter et écraser la patate douce dans un saladier avec le potimarron (ou directement au mixeur, avec une lame en S).

Lorsque votre écrasé est bien lisse (et froid, sinon attention les mains!), ajouter la farine de riz et la fécule ainsi que le sel. Mélanger bien le tout pour former une boule puis déposer la sur votre plan de travail légèrement fariné. Couper la en 4 et rouler chaque quart afin de faire un « boudin » d’environ 2/3 cm de large, puis détailler en tronçons de 1 cm.

Et c’est là que ça devient un peu plus fastidieux : prenez chaque gnocchis et arrondissez légèrement les angles en le roulant un peu, puis passez les sur le dos d’une fourchette pour former les petits sillons. Cette étape n’est pas obligatoire mais cela permettra d’accrocher un peu la sauce.

Une fois tous vos gnocchis façonnés, porter une grande casserole d’eau salée à ébullition (avec une cuillère à soupe d’huile) et faire chauffer une poêle avec l’huile de coco. Ajouter les feuilles de curry et les faire frire une minute avant de les retirer (je les ai gardées pour la décoration ensuite). Ajouter ensuite le gingembre râpé et la gousse d’ail écrasée ainsi que la pâte de curry et le curcuma. Laisser revenir une ou deux minutes (cela permet de mieux développer les arômes des épices) puis baisser le feu et ajouter le lait de coco. Bien mélanger et patienter 5 minutes le temps que la sauce réduise un peu et s’épaississe.

Lorsque l’eau boue, ajouter les gnocchis (je l’ai fait en deux fois) et lorsqu’il remontent à la surface (moins de 2 minutes) c’est signe qu’ils sont cuits! Retirer les alors de l’eau avec un écumoire et déposer les dans une passoire pour retirer l’excédent d’eau.

Ajouter les enfin dans la sauce pour les réchauffer si besoin et servir sans attendre avec un peu de coriandre fraîche ciselée.